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“La destruction du Palais du Midi constituerait une perte irréparable”: nouveau recours contre le démantèlement

L'Arau, le Bral et Inter-Environnement Bruxelles (IEB) ont à nouveau saisi le Conseil d'État pour tenter d'empêcher le démantèlement du Palais du Midi à Bruxelles, ont annoncé les trois associations lundi 14 se...

L'Arau, le Bral et Inter-Environnement Bruxelles (IEB) ont à nouveau saisi le Conseil d'État pour tenter d'empêcher le démantèlement du Palais du Midi à Bruxelles, ont annoncé les trois associations lundi 14 septembre 2026 dans un communiqué commun.

Début août 2026, les trois organisations ont introduit un recours en annulation et suspension contre le nouveau permis de démolition-reconstruction du Palais du Midi, délivré par la Région bruxelloise le 16 juin. Elles demandent une suspension rapide de ce permis afin d'empêcher la STIB de réaliser les travaux prévus. Selon elles, la démolition du Palais du Midi causerait des dommages irréversibles au patrimoine architectural et social de Bruxelles.

Parallèlement à ce recours contre le permis de démolition-reconstruction, l'Arau a également introduit un recours, toujours en annulation et suspension, contre la décision du gouvernement régional du 11 juin 2026 de ne pas entamer la procédure de classement du Palais du Midi.

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C'est la deuxième fois que ces mêmes associations tentent de contester juridiquement les projets de démolition. La Région avait déjà délivré un premier permis de démolition-reconstruction en août 2025. Celui-ci avait été suspendu en décembre de la même année par un arrêt du Conseil d'État. "Suite à cette suspension, la Région a décidé de ne pas attendre l'arrêt du Conseil d'État sur le fond du dossier : le 10 juin 2026 elle a retiré le permis attaqué, ce qui a donc mis fin à la procédure de recours en annulation. Dans la foulée de ce retrait, la Région a délivré un nouveau permis de démolition-reconstruction le 16 juin", précisent le Bral, l'Arau et l'IEB.

3 arguments

Les associations fondent leur nouveau recours sur trois arguments. Elles soulignent d'abord l'illégalité de la décision du gouvernement de ne pas entamer la procédure de classement, qui rejaillit sur le permis. Elles expliquent ensuite que le permis ne respecte pas l'objectif et le champ d'application de l'ordonnance "fast track". Enfin, selon elles, l'alternative tram a été écartée sur base d'éléments erronés.

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Le Bral, l'Arau et l'IEB ajoutent que le contexte a changé entre la délivrance du premier permis, en juin 2025, et aujourd'hui. Depuis lors, le nouveau gouvernement a en effet décidé de mettre le projet de métro 3 "au congélo". Le tunnel projeté sous le Palais du Midi ne servirait donc plus à faire circuler des rames de métro mais bien des trams, ce qui remet en question toute la motivation du permis et qui implique, d'après les associations, que l'alternative de mise en surface des trams 51 et 82 doit plus que jamais être prise en compte.

"La destruction du Palais du Midi constituerait un acte irréversible, une perte irréparable pour le patrimoine architectural et social de Bruxelles", concluent les associations. "S'ils devaient avoir lieu, les lourds travaux de démolition et de reconstruction plongeraient plus encore le quartier Stalingrad-Lemonnier vers sa perte. Les habitants, qui supportent les chantiers depuis plus de six ans, ont le droit de retrouver une vie normale."