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La culture fait partie de l’ADN du PQ, plaide Isabelle Blais

La comédienne et chanteuse Isabelle Blais, candidate du Parti québécois dans la circonscription de Maskinongé, s’est portée à la défense de son collègue candidat François Gariépy et de son chef, Paul St-Pierre ...

La comédienne et chanteuse Isabelle Blais, candidate du Parti québécois dans la circonscription de Maskinongé, s’est portée à la défense de son collègue candidat François Gariépy et de son chef, Paul St-Pierre Plamondon, qui ont tous deux tenu des propos controversés sur le milieu culturel par le passé.

François Gariépy, aspirant député de la circonscription de Charlevoix–Côte-de-Beaupré, a décrit les artistes comme des « pleurnichards déconnectés de la réalité » dans un segment de radio diffusé il y a quelques semaines. « Si votre passion, si votre art ne vous mène pas comme ça à la fortune ou du moins à une espèce de suffisance financière, c’est peut-être que c’est pas une vraie job », a-t-il résumé en donnant l’exemple de son propre père comédien passé du théâtre à un travail alimentaire à Radio-Canada.

En conférence de presse mercredi à Trois-Rivières, un journaliste a demandé à Mme Blais si ces propos l’avaient choquée, elle qui provient du milieu culturel.

« Je suis allé lire son post Facebook où il revient là-dessus », a-t-elle répondu en citant un long billet dans lequel M. Gariépy rappelle notamment avoir signé près de 750 textes sur la musique dans l’hebdo culturel Voir Québec. « Pour moi, ce qui en ressort vraiment, c’est que c’est quelqu’un qui aime beaucoup la culture québécoise, la musique. Pour les subventions, on aura l’occasion d’en débattre. Je pense que, dans un parti politique, il y a toute sorte de monde. Tous les indépendantistes sont bienvenus au Parti québécois, et ça va nous faire des sujets de débat. »

Une question complémentaire lui a justement demandé de préciser à quel point elle se sentait à l’aise au PQ, puisque le chef du parti avait lui-même créé une controverse en décembre 2025 en qualifiant de « vacuité intellectuelle » et d’« aplaventrisme » la réaction de certains représentants du milieu culturel à la nomination de Marc Miller comme ministre fédéral de l’Identité et de la Culture canadiennes.

« Je ne serais pas ici si je ne pensais pas que la culture est fondamentale au sein du Parti québécois, a répondu Mme Blais. C’est la raison d’être, [c’est l’ADN] du Parti québécois. C’est pour ça qu’on est là : pour la culture et la langue française. J’ai toujours senti que j’y étais bienvenue. S’il vous plaît, c’est une non-question, désolée. »

L’Union des artistes (UDA) était l’une des associations visées par les remontrances péquistes et avait réagi de manière critique aux attaques de M. Saint-Pierre Plamondon. Le conjoint de Mme Blais, le comédien Pierre-Luc Brillant, est vice-président de l’UDA et à nouveau candidat pour le PQ dans Rosemont. Après la controverse, PSPP avait finalement reconnu avoir employé un ton trop dur dans ses critiques et avoir forcé la note sur ses reproches.

Avec François Carabin