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La Corée du Nord tire de nombreux missiles balistiques après l’annonce de Trump d’une possible rencontre avec Kim Jong-un

La Corée du Nord a tiré une dizaine de missiles à courte portée, selon un responsable de l'état-major interarmées sud-coréen, au lendemain de l'annonce de Donald Trump sur une possible rencontre avec Kim Jong-un, une affirmation non commentée par Pyongyang. Après une polémique sur les exercices militaires américano-coréens, Séoul affirme que Pyongyang détient plus d'ogives nucléaires que ce que clame Washington.

La Corée du Nord a tiré une dizaine de missiles à courte portée, selon un responsable de l'état-major interarmées sud-coréen, au lendemain de l'annonce de Donald Trump sur une possible rencontre avec Kim Jong-un, une affirmation non commentée par Pyongyang. Après une polémique sur les exercices militaires américano-coréens, Séoul affirme que Pyongyang détient plus d'ogives nucléaires que ce que clame Washington.

Publié le : 20/08/2026 - 13:21Modifié le : 20/08/2026 - 13:23

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Quelques heures après les déclarations du président Trump sur une possible rencontre, un responsable de l'état-major interarmées de Séoul a indiqué à l'AFP que le Nord avait tiré « environ dix missiles balistiques de courte portée » depuis la région de Pyongyang. Le Japon avait rapporté plus tôt qu'un « missile balistique lancé par la Corée du Nord il y a peu de temps était retombé », dans un message publié sur le réseau social X par les services du Premier ministre.

Dans sa prise de parole, le président américain Donald Trump a précisé que Pyongyang disposait désormais de 57 armes nucléaires « très puissantes ». Séoul n'est toutefois pas sur la même longueur d'onde, affirmant de son côté que Pyongyang détient de 80 à 120 armes nucléaires.

Les informations fiables manquent cruellement sur le nombre d’ogives nord-coréennes, les estimations restant floues : elles s'appuient sur les différents essais nucléaires et balistiques menés par la Corée du Nord, ses capacités de production de matière fissile pour construire les ogives et sur la communication du régime. Quoi qu'il en soit, le chiffre est élevé et démontre de très sérieuses capacités nucléaires de la Corée du Nord.

Lors des trois rencontres entre Donald Trump et Kim Jong-un en 2018-2019, il était question de dénucléarisation. Aujourd'hui, cela semble impensable d'évoquer autre chose qu'un gel de la course à l'armement ou une réduction de l'arsenal.

Le ministre sud-coréen de la Défense, Ahn Gyu-back, a déclaré que Séoul restait opposé à la reconnaissance du Nord en tant qu'État doté de l'arme nucléaire. Interrogé sur la question de savoir si Washington avait « renoncé » à la dénucléarisation de la Corée du Nord, le ministre a répondu qu'il ne le pensait pas.

Rien ne presse pour Pyongyang

Pyongyang est également en position de force. Pékin et Moscou ont rendu presque caduques les sanctions onusiennes qui criblaient son économie à l'époque, grâce au rapprochement opéré par la Corée du Nord de Moscou. De plus, ses intérêts semblent alignés avec ceux de Pékin.

Pour le régime, rien ne presse, et il le fait savoir avec ces nouveaux tirs de missiles ou via les déclarations de Kim Yo-jong : la sœur du leader nord-coréen a affirmé ne pas « être au courant » d'un contact quelconque entre Kim Jong-un et Donald Trump.

Le président sud-coréen Lee Jae-myung – qui milite de longue date pour un renforcement des capacités de défense nationales afin de réduire la dépendance de la Corée du Sud envers les États-Unis – a déclaré, mercredi 19 août, qu'il ferait « tout son possible » pour soutenir les efforts de paix de Donald Trump avec le Nord.

Pékin milite pour un rapprochement entre les deux Corées

Avec notre correspondant à Séoul, Celio Fioretti

Le ministre des Affaires étrangères chinois est allé à la rencontre de son homologue sud-coréen à Séoul. Wang Yi s'est rapidement mis à la table des discussions avec son homologue Cho Hyun dès son arrivée mercredi 19 août. Pékin est venue plaider la cause de son allié nord-coréen en insistant auprès de Séoul pour que les États-Unis changent leur position jugée hostile vis-à-vis du régime nord-coréen si Washington souhaite que les communications entre les deux reprennent.

La Chine souhaite jouer un rôle dans le rétablissement des relations entre les deux Corées. Une proposition faite alors que le président américain Donald Trump évoque une possible rencontre avec le leader nord-coréen. Une rencontre potentiellement à Shenzhen, en Chine, pour le sommet de l'APEC en novembre, où Donald Trump est invité et espère pouvoir y rencontrer Kim Jong-un. La Chine pourrait alors y jouer les entremetteuses, mais les chances d'une rencontre restent pour l'instant très faibles et Pékin n'a pour l'instant pas communiqué en ce sens.