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La Confrérie de la Gouyasse, à Ath, a organisé son premier chapitre: “préserver le patrimoine gastronomique et folklorique athois”

Pour la première fois depuis sa création, la Confrérie de la Gouyasse a intronisé douze nouveaux membres de la société civile. "L'objectif est d'agrandir notre réseau d'entraide et de connaissances", explique l...

Pour la première fois depuis sa création, la Confrérie de la Gouyasse a intronisé douze nouveaux membres de la société civile. "L'objectif est d'agrandir notre réseau d'entraide et de connaissances", explique le grand maître de la confrérie, Frédéric Dautel. "C'est un réseau de camarades qui sont prêts à vous donner un coup de main dans n'importe quelle circonstance."

Lors de sa création en 2025, la confrérie avait constitué le "bureau" et avait déjà intronisé vingt-quatre civils. "Le bureau, c'est comme un comité traditionnel avec un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier." La différence se trouve dans les noms choisis : "C'est un peu plus protocolaire en disant grand maître, grande argentière ou greffière principale." Pour les membres du bureau qui n'ont pas de fonction définie, privilégiez l'appellation "dignitaires".

La création d'un nouveau titre

Lors de ce chapitre, deux intronisés de la confrérie sont devenus chevaliers. "C'est un titre que l'on ne pensait pas intégrer rapidement. Mais parmi nos intronisés de l'année dernière, deux ont demandé à s'investir un peu plus dans la confrérie. Cela veut dire qu'ils sont en stage pendant un an. À la fin de cette année, ils accéderont au grade de dignitaire."

Naïas Dumont, maître brasseur de la Brasserie des Légendes, est l'un des deux nouveaux chevaliers. "C'est une volonté de faire découvrir une bière et un folklore en dehors d'Ath. C'est aussi vouloir découvrir d'autres folklores et produits du terroir. Il y a un vrai côté épicurien : on profite de bons produits, de bons repas. Les agapes sont toujours chouettes."

Le chevalier poursuit : "Chacun met la limite de son investissement au sein de la confrérie où il veut. Mais tout le monde ne sera pas chevalier par exemple. Ce n'est pas juste porter une cape : c'est montrer les valeurs de chacun, montrer ce qu'on peut apporter à la confrérie." Cet investissement, le groupe semble bien leur rendre. "Ça nous apporte le plaisir du partage. C'est vraiment un honneur de partager la Gouyasse, et une joie de découvrir d'autres choses."

Un soutien de la Brasserie des Légendes

Frédéric Dautel a également souhaité mettre en exergue le soutien fourni par la brasserie locale athoise. "Ça leur apporte du positif que l'on présente leurs produits, et pas uniquement la Gouyasse. Évidemment, c'est le produit phare pour nous, mais quand on a l'occasion de présenter d'autres produits, on ne se gêne pas. Par exemple, on présente aussi les dérivés de la bière : le pâté Gouyasse qui est fait à Meslin-l'Evêque ainsi que le fromage qui est fait à Mainvault."

"On sait très bien que la brasserie ne va pas vendre 100 ou 200 fûts en plus par mois grâce à nous. Mais on a un soutien surtout logistique. Ils nous prêtent du matériel lorsque nous en avons besoin."

L'amitié à l'origine de la confrérie

"On s'est retrouvé avec quelques copains et on s'est dit : pourquoi ne pas créer une confrérie de la Gouyasse, à l'instar de la confrérie de la Moinette ou de la Double Enghien ?", raconte le grand maître.

Créée en 2025, la confrérie se donne pour missions de "préserver le patrimoine gastronomique et folklorique athois, le promouvoir au-delà des frontières de la cité, et le partager dans un esprit de convivialité et de solidarité".

Confrérie de la Gouyasse
Les différentes confréries présentes ont défilé dans les rues de la ville, accompagnées par la royale Union Saint-Martin d'Ath. ©EDA

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