“La chaleur dans les pièces du restaurant devait atteindre au moins 600 °C” : en plein orage, la foudre s’abat sur son établissement et sa maison, le père de famille voit des années de travail réduites à néant
Alors qu'un violent orage s'abattait sur la ville de Figeac (Lot), dans la nuit de samedi à dimanche, la foudre a frappé la propriété de José et Christine Palouline, restaurateurs, causant d'importants dégâts. Leur fille était sur les lieux au moment du sinistre, le père de famille, encore sous le choc, explique comment tout s'est déroulé, depuis l'éclair qui s'est déchargé sur le cèdre de la terrasse jusqu'aux surtensions dans le restaurant qui ont tout détruit, libé
l'essentiel Alors qu'un violent orage s'abattait sur la ville de Figeac (Lot), dans la nuit de samedi à dimanche, la foudre a frappé la propriété de José et Christine Palouline, restaurateurs, causant d'importants dégâts. Leur fille était sur les lieux au moment du sinistre, le père de famille, encore sous le choc, explique comment tout s'est déroulé, depuis l'éclair qui s'est déchargé sur le cèdre de la terrasse jusqu'aux surtensions dans le restaurant qui ont tout détruit, libérant d'intenses et opaques fumées.
Dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 juillet, un violent orage s'est abattu sur la ville de Figeac, à l'est du Lot. La foudre est tombée sur l'habitation et l’établissement de José et Christine Palouline, restaurateurs-traiteurs depuis 2007 à Figeac, et depuis 2020 près du giratoire de la Carte de France, sous l’enseigne Ô Chêne.
Le restaurant et l'habitation qui ont été touchés par la foudre offrent un spectacle désolant
Leur propriété, où se trouvaient leurs filles et ses amies, au moment du sinistre, a subi d’importants dommages. Sur place, les Figeacois sont sous le choc. Le cèdre est décapité, ses débris jonchent le sol, l’impact de la foudre sur l’angle de la maison est visible, et cette odeur de cendre et de fumée qui deux jours après l’accident saisit encore à la gorge dès que l’on pénètre à l’intérieur du bâtiment, sans parler de ce noir omniprésent qui tapisse les murs, la maison et le restaurant offrent un spectacle désolant après le passage de la foudre. Oh ! certes rien n’a vraiment brûlé, mais tout est pratiquement irrécupérable.
Appelé par sa fille, le père de famille lui ordonne d'évacuer aussitôt les locaux
« C’est une catastrophe, tout est foutu, s’exprime au bord des larmes le propriétaire. Samedi, nous fêtions un anniversaire à Albi, et nous avions laissé la maison à Caila, notre fille qui recevait quelques amies. Quand elle nous a appelé en disant qu’à la suite d’un gros coup de tonnerre il n’y avait plus de lumière dans la maison et qu’une épaisse fumée montait du restaurant, je lui ai conseillé de descendre et de vite sortir de l'habitation. Puis j’ai appelé les pompiers et nous avons pris la route du retour. »
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La foudre s'est dispersée dans tous les systèmes et les lignes électriques de la maison
Quand les secours arrivent sur les lieux, ils sont surpris par l’intensité du sinistre. Du rez-de-chaussée aux combles, la maison était remplie de fumée. La foudre a fait exploser le compteur électrique avant de se disperser dans l’habitation au fil de toute l’installation électrique. Des prises ont explosé, le plastique des fils a fondu, dégageant dans sa combustion des filaments qui se sont déposés dans les angles des pièces tels une improbable toile d’araignée.
« Céline Duval, commandante des pompiers, m’a dit qu’ils n’y voyaient pas plus loin que le bout de leur nez, et que la chaleur dans les pièces du restaurant devait atteindre au moins 600°, poursuit le restaurateur. En réagissant tout de suite, ils ont pu arrêter le feu avant qu’il ne démarre vraiment. Je les remercie vraiment, ils ont été plus qu’à la hauteur et tellement méritants. C’est un désastre. Christine mon épouse est encore sous le coup. Elle n’a pas dormi depuis deux nuits. Elle est actuellement chez un médecin. Mais il n’y a rien à faire, nous ne pouvons qu’attendre les experts ».
Un élan de solidarité très fort et une cagnotte pour les aider à se relever
Heureusement pour Christine et José, une chaîne de solidarité s’est aussitôt mise en place. Dès dimanche matin, Philippe Landrein, maire de Figeac, était présent sur les lieux, promettant de trouver vite des solutions pour les aider à redémarrer. Un couple d’amis les a recueillis chez eux « le temps qu’il faudrait ». Benoît Normand, maire de Béduer, a mis la cuisine équipée de la salle des fêtes de Béduer à leur entière disposition durant un mois. Des clients amis leur ont promis leur soutien. Car la vie continue.
« C’est terrible, c’est une catastrophe pour nous, mais dans ces cas-là, il n’y a qu’une solution : soit on se laisse glisser à terre, soit l’on réagit. Même si nous avons tout perdu, nous allons continuer et nous battre. Dimanche, j’ai le repas de la course cycliste La Vélotoise, avec au menu une paella pour 850 convives. Heureusement, le maire a mis toute la cuisine de l’espace Mitterrand à ma disposition. C’est formidable de voir cet élan de solidarité. Cela fait du bien de se dire qu’il y a des gens qui pensent à nous et nous envoient des messages de soutien. Ceux-là j’en suis sûr, vont nous aider à nous relever ».
A l’initiative de quelques amis du couple, une cagnotte est en ligne sur leetchi, "afin de contribuer, de près ou de loin, à les aider à se relever", disent les organisateurs de cette collecte solidaire.