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La CAQ aurait dû s’afficher dans le camp du Non, selon Benoit Charette

La Coalition avenir Québec (CAQ) aurait dû s’afficher clairement dans le camp du « Non » pendant la campagne électorale, juge le ministre sortant Benoit Charette, qui somme sa formation politique de ne pas répé...

La Coalition avenir Québec (CAQ) aurait dû s’afficher clairement dans le camp du « Non » pendant la campagne électorale, juge le ministre sortant Benoit Charette, qui somme sa formation politique de ne pas répéter cette stratégie, « vouée à l’échec ».

Au moment de leur arrivée au dernier conseil des ministres mercredi, plusieurs élus caquistes ont souligné l’importance de faire un « post mortem », un examen des raisons ayant mené la CAQ à être complètement rayée de la carte au scrutin du 5 octobre.

M. Charette, qui tire sa révérence après 18 ans en politique, a quant à lui déjà étudié les facteurs expliquant la débâcle.

« Le premier facteur, c’est l’usure du pouvoir. Après huit ans, c’est normal que les gens souhaitent voir des nouveaux visages, un nouveau gouvernement », a-t-il expliqué dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Le deuxième facteur, « c’est la fameuse indécision, à savoir est-ce qu’on serait du camp du “Oui” ou du camp du “Non” ? », a-t-il ajouté.

Pour la suite, la CAQ devra « avoir un positionnement beaucoup plus clair », a-t-il plaidé. « Dans mon cas, j’aurais aimé qu’on puisse dire qu’on voterait “Non”. Il n’y a personne qui veut ce référendum-là », a déclaré M. Charette, lui-même un ex-péquiste converti au fédéralisme.

« La décision n’était pas difficile à prendre. Lorsque 70 % [des Québécois] disent ne pas vouloir un référendum et lorsqu’à peine 9 % disent que c’est une priorité, le risque n’était pas grand. C’est sans doute une des erreurs qui peut être commise pendant la campagne électorale », a-t-il analysé.

Il a précisé qu’il ne faisait « nullement un reproche » à sa cheffe, Christine Fréchette. « Elle suivait la ligne directrice du parti », a-t-il souligné. « Les discussions qu’on a pu avoir, en caucus ou en conseil des ministres, ne lui permettaient pas d’avoir une position claire sur cette question-là », a-t-il déploré.

Pour la suite, la CAQ devra donc se ranger dans un camp ou dans l’autre. « Aller en élection sans que cette question ne soit tranchée, c’est retourner dans les mêmes conditions. Pour moi, c’est voué à l’échec », a-t-il conclu.

D’autres détails suivront.