Fourgons et camping-cars : l’intouchable Fiat Ducato fête 45 ans de règne
Inamovible roi des aires de repos et des campings, le Fiat Ducato fête cette année ses 45 ans de carrière. Malgré un âge canonique, des cousins quasi identiques et des rivaux bien armés, le grand utilitaire italien reste la plateforme chouchou des aménageurs de fourgons et de camping-cars. Un succès historique bâti dès le début des années 1980 sur un coup de génie technique, une modularité sur mesure et une hégémonie que même le temps ne parvient pas à ébranler.
La base préférée des vanlifers souffle ses 45 bougies

Inamovible roi des aires de repos et des campings, le Fiat Ducato fête cette année ses 45 ans de carrière. Malgré un âge canonique, des cousins quasi identiques et des rivaux bien armés, le grand utilitaire italien reste la plateforme chouchou des aménageurs de fourgons et de camping-cars. Un succès historique bâti dès le début des années 1980 sur un coup de génie technique, une modularité sur mesure et une hégémonie que même le temps ne parvient pas à ébranler.
Pourquoi lui et pas ses rivaux ? Pourquoi le Fiat Ducato, au bout de toutes ces années est-il encore et toujours le porteur préféré des aménageurs de fourgons et de camping-cars.
Sa fiabilité ? Elle est certes bonne, mais Fiat n’est pas Toyota et la réputation de l’Italien, auprès du grand public surtout, n’est pas celle du Japonais. Et pourtant, en 45 ans d’activité, il est né en 1985, le grand utilitaire produit à 3,5 millions d’exemplaires a vendu la moitié de ses modèles au secteur des autos de loisirs : fourgons et camping-cars ne jurent que par lui, ou presque.
Plancher bas et voies arrières à la carte
Pourtant, il a des cousins, le Citroën Jumper et Peugeot Boxer notamment sont conçus sur la même base et sortent des mêmes usines. Eux aussi connaissent leur petit succès auprès des artisans et eux aussi sont parfois transformés en maison roulante. Mais ils ne remportent pas le même suffrage.
En fait, c’est un petit plus qui, dès 1982, un an après la naissance de l’utilitaire fruit d’une concertation entre Fiat et PSA qui lui a donné un coup d’avance dans la vanlife : il est certes disponible en version châssis nu, comme ses copains, mais l’Italien dispose, en plus, d’une version avec un plancher bas dans sa version traction. L’idéal pour tout aménageur. Et tous se ruent vers l’engin pour le transformer et délaissent les autres clones, même le très éphémère Alfa Romeo AR6.
Résultat : le Ducato est élu 17 fois de suite meilleur porteur pour camping-cars. Le carton de la première version est renouvelé dès 1994, avec la deuxième génération qui, summum du luxe, propose des vitres électriques à l’avant et la clim, en option évidemment. Le succès continue et en 2003, Fiat a annoncé avoir vendu 200 000 Ducato aux camping-caristes allemands, les spécialistes européens du genre.
Évidemment, le temps passant, ses concurrents se sont mis au diapason, tentant de rattraper leur retard abyssal. Ils y ont réussi, en partie, mais le Ducato reste le chouchou des campings. C’est qu’outre le châssis bas, la marque propose une barre antiroulis supplémentaire et un empattement comme une taille des voies arrière variant selon les desiderata de l’aménageur.
Les vieux pots et la bonne soupe de la vanlife
Ces versions à la carte continuent de séduire et l’an passé, l’engin a une fois de plus décroché le trophée du meilleur porteur, loin, très loin du Mercedes Sprinter qui dispose pourtant de très lourds arguments.
La version 3, toujours produite, établit un record dans sa catégorie, puisqu’elle est commercialisée depuis 20 ans, non sans avoir subi deux gros restylages. Ce Ducato vieillissant doit être enfin mis au rencart d’ici 2030, mais c’est plus en raison des normes en vigueur et de plus en plus difficiles à mettre en œuvre sur une base existante qu’en raison d’une demande de la clientèle. C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs vans, et visiblement, l’obsolescence n’est pas un contre argument chez Fiat.