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La 9e étape raccourcie de 30 km en raison de l’alerte rouge canicule en Corrèze : coup de chaud et de ciseau sur le Tour de France

Devant les fortes chaleurs attendues dimanche en Corrèze, l'un des 37 départements placés en alerte rouge canicule, l'organisation du Tour a décidé de raccourcir de 30 km la 9e étape entre Malemort et Ussel.

Les températures devraient avoisiner les 40 °C ce dimanche en Corrèze, et peut-être même un peu plus. Samedi soir, le département a d'ailleurs été placé en alerte rouge canicule par Météo-France, comme la Haute-Vienne et 35 autres départements qui suffoquent sous la chaleur de ce début d'été. Cette décision frappe forcément le Tour de France, dont le tracé de la 9e étape entre Malemort et Ussel doit justement emprunter les routes de cet endroit ébouillanté du centre de la France.

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Les organisateurs, bien conscients du calvaire que vivent la plupart des coureurs depuis le début du Tour, ont ainsi décidé de raccourcir l'étape de 30 km, cette dernière passant de 185,5 km à 155,5 km. « Les coureurs commencent à en avoir marre, ils sont usés, tout le monde est fatigué, expliquait, ce samedi, l'ancien coureur Tony Gallopin, désormais consultant expert chez TotalEnergies. J'ai déjà connu des grosses chaleurs, mais comme celle-là, avec des grosses températures tous les jours, sans jamais avoir une vraie accalmie ou un peu de fraîcheur, jamais ! Par moments, il fait 40 degrés dans la voiture. On est sur quelque chose d'extrême. Dès qu'il y a une bosse, les coups de chaud sont énormes. Et ça se répète tous les jours. Ce genre de situation va devenir récurrent dans le futur, donc il faudra peut-être le prendre en compte. »

Les organisateurs se sont donc adaptés à la situation. Prévue accidentée, l'étape du jour restera accidentée, puisque les quatre côtes classées du parcours (une de 2e catégorie, deux de 3e catégorie et une de 4e catégorie), situées dans les deux derniers tiers de la course, restent au programme. En revanche, le parcours sera amputé de 30 bornes juste après le départ à Malemort. Les coureurs rejoindront directement Lanteuil par la D921 où ils retrouveront l'itinéraire initial, et ne passeront plus par Collonges-la-Rouge.

« Ça nous permettra d'aller plus vite vers le plateau des Mille Vaches, de gagner en altitude et de perdre quelques degrés »

Thierry Gouvenou, le directeur de course

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« On a pu couper un peu le parcours, explique Thierry Gouvenou, le directeur de course. C'est une façon de dire aux coureurs qu'on prend en compte leurs difficultés, même si personne ne s'est plaint. Ça correspond aussi à la volonté de la préfecture de la Corrèze de faire quelque chose. Et nous, ça nous permettra d'aller plus vite vers le plateau des Mille Vaches, de gagner en altitude et de perdre quelques degrés, même si ça va rester très chaud. »

« Pour moi, c'est une bonne idée, estimait Tim Merlier, le vainqueur de la 8e étape. Parce que ça fait maintenant une semaine qu'on court au-dessus de 35 degrés, c'est la première fois de ma carrière que j'ai si chaud. Les trois premiers jours, on ne pensait qu'à la course, mais les trois suivants, on était juste occupés à récupérer de l'eau et de la glace dans les voitures. Merci à l'organisation d'essayer au moins de faire quelque chose. »

Le seul qui pourrait trouver à redire, peut-être, est Mads Pedersen (Lidl-Trek). Le Danois, qui espère amener son maillot vert jusqu'à Paris, ambitionnait sûrement de profiter des petites bosses non répertoriées en début d'étape pour se glisser dans la bonne échappée, semer ses principaux adversaires et régler le sprint intermédiaire initialement prévu au km 45. Sauf que ce dernier interviendra finalement au km 15 et que Pedersen n'aura sûrement pas le temps de lâcher les purs sprinters du peloton en si peu de bornes. « Il sera peut-être le seul à râler un peu, même si le sprint est toujours en montée », admet Gouvenou.