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L’Ukraine a fait appel de la décision du CIO de la réintégration des athlètes russes auprès du Tribunal arbitral du sport

Pour le CNO ukrainien, la décision du CIO "a été prise prématurément et sans vérification adéquate" et "contredit les dispositions de la Charte olympique". Publié le 30/07/2026 12:24 ...

Pour le CNO ukrainien, la décision du CIO "a été prise prématurément et sans vérification adéquate" et "contredit les dispositions de la Charte olympique".

Publié le 30/07/2026 12:24

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Des partisans de l'Ukraine se sont rassemblés à Times Square pour protester contre la participation de la Russie aux Jeux olympiques d'été de 2024, à New York, le 11 février 2023. (Matthew Rodier / SIPA)
Des partisans de l'Ukraine se sont rassemblés à Times Square pour protester contre la participation de la Russie aux Jeux olympiques d'été de 2024, à New York, le 11 février 2023. (Matthew Rodier / SIPA)

Une décision qui ne passe pas pour l'Ukraine. Le CNO ukrainien a déposé un recours, mercredi 29 juillet, auprès du Tribunal arbitral du Sport (TAS), afin de demander l'annulation, annoncée début juillet, de la décision du Comité international olympique (CIO) de réintégrer "à titre provisoire" les athlètes russes aux prochains Jeux olympiques, à Los Angeles en 2028, sans l'utilisation pour autant de leur hymne et drapeau.

L'Ukraine estime que cette décision "contredit les dispositions de la Charte olympique" et que le CIO n'a pas tenu compte "des circonstances factuelles qui avaient justifié la suspension de l'adhésion du Comité olympique russe en 2023". L'invasion russe en Ukraine a été lancée le 24 février 2022, et la guerre se poursuit depuis sur le sol ukrainien.

"La position du CNO ukrainien repose sur le fait que la décision du CIO a été prise prématurément et sans vérification adéquate de la correction effective des violations ayant entraîné la suspension du Comité olympique russe suite à l'appel du CNO ukrainien le 6 octobre 2023. Il s'agit principalement d'une ingérence dans la juridiction territoriale du CNO ukrainien, due à l'intégration d'organisations sportives issues des territoires ukrainiens temporairement occupés au sein de sa structure", développe encore le communiqué ukrainien.

Pour le CNO ukrainien, la réintégration des Russes au sein des JO "n'implique pas la cessation des activités russes dans les territoires ukrainiens temporairement occupés et ne signifie pas la fin de la violation elle-même. De plus, après l'adoption de la décision du CIO, la direction du Comité olympique russe a déclaré publiquement qu'elle continue de considérer les territoires ukrainiens temporairement occupés comme faisant partie de l'espace sportif russe, ce qui, selon le CNO ukrainien, contredit le raisonnement du CIO sur lequel s'est fondée la décision de rétablir les droits du ROC". Le TAS n'a pour l'heure pas réagi au recours ukrainien.