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L’ouvrier en toiture a fait une chute de plus de six mètres de haut alors qu’il travaillait sur le site de l’entreprise Essity à Stembert

Le tribunal correctionnel de Liège a entamé l'examen d'un dossier particulièrement tragique puisqu'il traite du décès d'un ouvrier de 37 ans qui a fait une chute mortelle d'une hauteur de plus de six mètres de ...

Le tribunal correctionnel de Liège a entamé l'examen d'un dossier particulièrement tragique puisqu'il traite du décès d'un ouvrier de 37 ans qui a fait une chute mortelle d'une hauteur de plus de six mètres de haut qui a eu lieu le 9 août 2022 alors qu'il travaillait sur le site de l'entreprise Essity, l'ancienne usine Mabelpap située à Stembert près de Verviers.

Un chef d'équipe et un gestionnaire de chantier sont poursuivis devant le tribunal pour répondre notamment de défauts de mesures de sécurité et de l'homicide involontaire de Mickaël D, qui est intervenu sur le site de l'entreprise.

L'ouvrier était occupé à encoller une membrane d'étanchéité sur le toit d'un entrepôt de stockage annexe lorsque l'accident est arrivé. Ses collègues qui se trouvaient à une cinquantaine de mètres de là et lui tournaient le dos n'ont pas vu, ni entendu la chute.

Selon les prévenus, il n'était pas possible de placer un garde-corps à l'endroit étant donné la configuration des lieux.

"Je n'ai pas d'explication"

"On devait enlever les barrières et mettre une ligne de vie arrimée au sol", a expliqué le chef de chantier. "Il s'agit d'une corde spéciale que l'on attache avec des pieds. La corde mesure entre 15 et 20 mètres. Le travailleur s'attache avec un harnais et cela permet de circuler au bord du toit sans danger."

Mais lorsque le tragique accident est survenu, les harnais se trouvaient dans la camionnette et la victime n'en portait pas.

"Il ne les avait pas placées. Je n'ai pas d'explication sur le fait qu'il ne les avait pas placées. Il y a toujours un moment où on doit les enlever. Après l'accident, il y a eu des modifications au niveau des barrières, j'ai dit à mes collègues de remettre des barrières à l'endroit de la chute, parce qu'il aurait dû y en avoir."

Quant au gestionnaire de chantier, il a précisé que des réunions étaient réalisées avant chaque chantier et avaient pour but de rappeler les consignes de sécurité.

"La nature de la façade empêchait la fixation d'un garde-corps", a-t-il estimé. "On ne pouvait utiliser que des cordes lestées déposées dans des plots pour sécuriser les ouvriers. La ligne de vie provisoire devait être utilisée. Il était impossible de placer un échafaudage".

La compagne du défunt et ses deux enfants vont se constituer partie civile dans ce dossier. Le tribunal a décidé de remettre la suite de l'affaire en 2027. Le tribunal entendra alors l'avocate de la partie civile, l'auditorat et les avocats de la défense.

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