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L’opposant russe Boris Nadejdine annonce avoir quitté la Russie et se trouver en France

Condamné récemment pour "extrémisme" et déclaré "agent de l'étranger" par les autorités russes, il apparaît devant la tour Eiffel dans une vidéo publiée sur Telegram. ...

Condamné récemment pour "extrémisme" et déclaré "agent de l'étranger" par les autorités russes, il apparaît devant la tour Eiffel dans une vidéo publiée sur Telegram.

France Télévisions

Publié le 03/08/2026 16:29

Mis à jour le 03/08/2026 18:39

Temps de lecture : 1min

L'opposant russe Boris Nadejdine lors d'une audience au tribunal de Dolgoproudny, dans la région de Moscou, le 17 juillet 2026. (ALEXANDER NEMENOV / AFP)
L'opposant russe Boris Nadejdine lors d'une audience au tribunal de Dolgoproudny, dans la région de Moscou, le 17 juillet 2026. (ALEXANDER NEMENOV / AFP)

Une des dernières voix critiques du Kremlin encore présentes en Russie a quitté le pays. L'opposant Boris Nadejdine a annoncé, lundi 3 août, se trouver en France, dans une vidéo publiée sur Telegram où il apparaît devant la tour Eiffel. "J'ai de bonnes nouvelles : je suis vivant et en liberté. Malheureusement, pas en Russie", déclare l'ancien député de la Douma, âgé de 63 ans. "Maintenant, il faut réfléchir et comprendre comment aller de l'avant", ajoute-t-il, sans préciser ses projets.

"Je serai certainement à Paris pendant quelques jours", a-t-il commenté auprès de franceinfo, sans livrer de détails sur les circonstances qui ont entouré son arrivée à Paris. "Les commentaires et les interviews viendront un peu plus tard, pour l'instant je suis pris par les problèmes du quotidien. Et les plans restent encore flous."

Boris Nadejdine avait renoncé à se présenter aux élections législatives de septembre après avoir été arrêté puis condamné à une amende pour "extrémisme". En juillet, les autorités russes l'avaient également inscrit sur la liste des "agents de l'étranger", un statut utilisé par le Kremlin contre ses détracteurs et assorti de lourdes contraintes administratives.

Boris Nadejdine a accusé les autorités russes de vouloir le "réduire au silence" et le "pousser hors de la politique". Opposé à la guerre en Ukraine, l'homme politique avait déjà tenté de se présenter face à Vladimir Poutine lors de l'élection présidentielle de 2024, mais sa candidature avait été rejetée.

Ces dernières semaines, plusieurs autres candidats aux législatives et aux scrutins locaux de septembre ont perdu la possibilité d'être élus, pour des motifs divers. Des condamnations ont notamment été prononcées contre plusieurs cadres du parti libéral Iabloko, le seul à défendre ouvertement l'idée d'une trêve avec Kiev.

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, des milliers de personnes ont été condamnées ou sanctionnées pour leur opposition, parfois à de très lourdes peines. Selon l'ONG OVD-Info, plus de 2 000 personnes sont actuellement détenues en Russie pour des motifs politiques.

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