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L’OPEP revoit encore à la baisse la croissance de la demande de…

L’Opep, l’alliance de pays exportateurs de pétrole, a de nouveau révisé à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026, sur fond d’incertitudes liées à la guerre au Moyen-Ori...

L’Opep, l’alliance de pays exportateurs de pétrole, a de nouveau révisé à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026, sur fond d’incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient.

Dans son rapport de juillet publié lundi, l’organisation dit prévoir désormais une croissance de la demande mondiale de pétrole de 800 000 barils par jour. Lors de son précédent point mensuel, elle anticipait une croissance d’un million de barils par jour.

C’est même la troisième révision à la baisse de cette projection puisque la croissance de la demande était attendue à 1,4 mb / jour en avril, pour une demande totale de 106,53 mb / j.

Déclenchée le 28 février par l’offensive des États-Unis et Israël contre l’Iran, la guerre au Moyen-Orient a provoqué une chute brutale de l’approvisionnement en pétrole en provenance du Golfe et une flambée mondiale des prix du brut, en raison du blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran et des frappes sur les infrastructures pétrogazières.

Désormais, la demande totale anticipée par l’Opep pour 2026 est de 105,94 mb / j.

En revanche, l’organisation révise une nouvelle fois à la hausse sa prévision concernant la croissance de la demande de pétrole en 2027. Elle est désormais évaluée à 1,9 mb / j, soit 200 000 barils supplémentaires par rapport à l’estimation de juin dernier, selon ce rapport qui réévalue les perspectives chaque mois en fonction de la conjoncture économique mondiale.

L’Opep anticipe pour 2027 une demande totale de 107,9 mb / j.

L’organisation regroupe dorénavant 11 pays producteurs, emmenés par l’Arabie saoudite, depuis le retrait effectif début mai de l’un de ses membres, les Émirats arabes unis. L’alliance élargie, OPEP +, compte dix États de plus, menés par la Russie.

Vendredi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), créée en 1974 avec comme mission fondatrice d’assurer la sécurité énergétique, avait indiqué anticiper une baisse de la demande mondiale légèrement moins forte en 2026 que prévu le mois précédent, estimant que la « reprise de la demande » est « en cours » après un point bas en mai.

Elle expliquait toutefois ce rebond en partie par la reprise partielle du transit dans le détroit d’Ormuz après le cessez-le-feu signé le 17 juin entre États-Unis et Iran.

Depuis, le trafic dans ce détroit crucial a de nouveau nettement ralenti, en particulier sur la route maritime omanaise soutenue par l’ONU, en raison des attaques qui ont visé plusieurs navires et d’un nouvel échange de frappes entre l’Iran et les États-Unis.