L’insécurité règne-t-elle dans le centre de Wavre ?
C'est en s'appuyant sur un fait divers datant du mois d'août, - l'interpellation à Wavre d'un jeune homme en possession de 42 pacsons de cannabis – que l'élue de l'opposition Anne Masson (MR) a introduit sa que...
C'est en s'appuyant sur un fait divers datant du mois d'août, - l'interpellation à Wavre d'un jeune homme en possession de 42 pacsons de cannabis – que l'élue de l'opposition Anne Masson (MR) a introduit sa question d'actualité au sujet de la sécurité et la circulation de stupéfiants au centre-ville.
"Lors de la précédente législature, face à certaines situations particulières, j'ai, pour la première fois, eu recours à une ordonnance temporaire du bourgmestre afin de renforcer les contrôles dans des zones identifiées comme sensibles. Ce type de dispositions, par nature limitées dans le temps, constituait une réponse ponctuelle à une situation donnée. En l'espèce, ce dispositif visait notamment des comportements inacceptables de certains SDF ainsi que, plus gravement, des attroupements suspects dans la rue du Chemin de Fer. Aujourd'hui, de nombreux habitants du centre-ville se plaignent et, en particulier, les riverains de la rue de Namur…"
Et Anne Masson de se tourner vers le bourgmestre faisant fonction, Benoit Raucent (LE), pour savoir si l'augmentation de ce type de faits était corroborée par les chiffres de la police. Et si "le collège entendait réagir, avec la fermeté nécessaire, en mettant en place des dispositifs spécifiques et temporaires permettant de renforcer les contrôles ? De tels dispositifs ont-ils été utilisés depuis le début de la présente mandature ?", a ajouté l'ex-bourgmestre.
Réponse rassurante du bourgmestre ff Benoit Raucent: "Les chiffres de 2026 de la police ne sont pas consolidés. Mais au jour le jour, les chiffres ne montrent pas d'augmentation particulière de faits en matière de stupéfiants.
L'utilisation de caméras de surveillance ? Peut-être…
Nous avons constaté récemment, en bas de la rue de Namur un rassemblement de personnes similaire à celui que nous avons connu dans le passé à la rue du Chemin de fer, où des caméras avaient été installées et avaient amélioré la situation. Des mesures sont actuellement prises par la police pour endiguer le phénomène sans recourir à des mesures de contrôle systématique, ou d'interdiction des lieux, qui seraient des mesures très attentatoires aux libertés fondamentales. Elles ne seraient prises que si les options actuellement mises en œuvre se révèlent insuffisantes. Néanmoins, les moyens consacrés à la lutte contre les stupéfiants sont actuellement suffisants aux yeux de la police."
"Dans les prochains mois, le collège reviendra devant le conseil communal avec une proposition concrète concernant le recours aux enquêtes d'intégrité dans certains secteurs économiques qui pourrait présenter des problématiques en lien avec la criminalité organisée", a encore ajouté le bourgmestre faisant fonction.
Anne Masson a paru rassurée et a conclu: "Nous attendrons de voir si les mesures actuelles suffiront ou si vous devrez, comme je l'ai fait à l'époque, envisager l'usage de caméras pour mettre fin à ces attroupements. Cela, c'était révélé très efficace."
Pour mémoire, le groupe Écolo s'est toujours montré réfractaire à ce type de dispositif. Il est aujourd'hui dans la majorité à Wavre. La question d'Anne Masson n'était sans doute pas sans arrière-pensée à cet égard, mais elle s'est dite satisfaite de la réponse.
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