L’inconnue Standard, le nouveau venu louviérois, les ambitions d’Anderlecht, le nouvel enjeu : la Women’s Pro League reprend ses droits
La saison de D1 féminine reprend ses droits ce samedi avec quelques changements et nouveautés. Le championnat se jouera toujours à huit avec trois tours en phase classique. La deuxième partie concerne les playo...
La saison de D1 féminine reprend ses droits ce samedi avec quelques changements et nouveautés. Le championnat se jouera toujours à huit avec trois tours en phase classique. La deuxième partie concerne les playoffs : les playoffs 1 à quatre, avec division des points, pour le titre et les tickets européens ; des playoffs 2 pour les quatre dernières équipes, aucune relégation sportive n'est encore au programme.
Un nouveau nom
À côté du maintien de ce système à huit grâce à l'arrivée de La Louvière (Westerlo ayant décidé de faire un pas de côté), le championnat féminin connaît quelques nouveautés. Le plus visible est évidemment le nom officiel : Women's Pro League succède à Super League. Cela s'inscrit dans le cadre de la nouvelle identité visuelle de la Pro League.
Depuis deux saisons, et la mise en place de l'Europa Cup (la deuxième compétition européenne féminine pour les clubs), le championnat belge envoyait ses deux meilleurs représentants en Europe. Anderlecht jouant l'Europa Cup, éliminé par Feyenoord au premier tour ce mercredi, et OHL la Champion's League. Désormais, grâce aux résultats historiques en WCL de Louvain la saison dernière (huitième de finale), trois tickets seront distribués au terme des PO1. De quoi pimenter encore plus les playoffs. Les deux premiers seront envoyés en préliminaires de la Ligue des champions, le troisième disputera la seconde compétition.
Un nouveau club
Ce troisième ticket européen est clairement l'objectif de La Louvière. Le club débarque cette saison. À force de monter les échelons depuis les provinciales, il a réussi à remplir les conditions d'accès à cette division fermée.

Histoire de bien marquer le coup, la RAAL a changé le nom de son équipe féminine : les Louviéroises. Dirigée par l'expérimentée Audrey Demoustier (sept fois championne de Belgique et ex-Red Flame) qui coache à ce niveau depuis plusieurs saisons (Woluwe, Zulte), l'équipe hennuyère se montre ambitieuse. La direction n'a jamais caché les visions européennes avec son pôle féminin.
Le projet RAAL est bien lancé, mais son président Salvatore Curaba ne va pas s'arrêter : "Je pense lancer une boîte dans l'intelligence artificielle"La construction de l'équipe n'a toutefois pas été simple, le recrutement a surtout pu miser sur des joueuses étrangères. Le rendez-vous est historique samedi pour le club qui en a fait un événement avec pas mal d'activités et qui rêve du millier de spectateurs.
Le favori
Après son doublé, OHL Women vise clairement la passe de trois et veut suivre les traces du Standard et d'Anderlecht qui ont, avant lui, enchaîné les titres. Si Den Dreef a perdu des joueuses cadres (Mertens, Veefkind, Pusztai, Reynders), le noyau reste compétitif. En plus d'un recrutement ciblé, les jeunes ont une saison en plus à ce niveau et d'autres pépites sont amenées à éclore.
Dans son dos, Anderlecht reste l'autre candidat. Éliminées de l'Europa Cup, les Bruxelloises ont perdu de la stabilité défensive avec De Neve et de l'impact offensif avec Vanzeir mais ont réussi à ramener de l'expérience avec Shari Van Belle et Wijnants.

L'inconnue
Le Standard Femina intrigue. Les soucis financiers du club ont aussi un impact sur la section féminine dont l'avenir semblait encore incertain il y a plusieurs mois. En fin de saison, le club avait d'ailleurs dit au revoir à une quinzaine de joueuses et pas n'importe lesquelles : Gelders, Brackman, O'Riordan, Bosman, Detail… et même Wajnblum, laquelle est finalement revenue il y a quelques jours. Une expérience qui sera aidée par celle de Lindsey Van Belle (lourdement blessée il y a quelques jours) et de Vanmechelen. Cette dernière, qui se remet encore d'une grave blessure, est de retour dans un club qui l'avait mise en lumière et envoyée en équipe nationale.

La joueuse
Le départ d'Aurélie Reynders pour le Paris FC laisse de la place pour sa succession comme Joueuse de la saison. Parmi les candidates, Sarah Wijnants a certainement envie de se remettre en évidence. En revenant à Anderlecht après une saison à la Fiorentina, la Red Flame vise son 10e titre belge. Le premier titre d'OHL en 2025 avait cassé sa série, restant bloquée à neuf d'affilée (avec le Standard et Anderlecht). L'ailière de 26 ans est un des gros atouts des Mauves.

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