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L’ex-libérale Caroline Simard portera les couleurs conservatrices…

Éric Duhaime « a mis la bague au doigt » de l’ancienne députée libérale de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Caroline Simard, l’« underdog » sortie victorieuse face à l’ancienne première ministre Pauline Marois en 20...

Éric Duhaime « a mis la bague au doigt » de l’ancienne députée libérale de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Caroline Simard, l’« underdog » sortie victorieuse face à l’ancienne première ministre Pauline Marois en 2014.

Le flirt aura duré quelques jours avant la grande demande. « Au cours des derniers jours, je lui ai demandé si elle voulait… et aujourd’hui, je lui accroche l’épinglette conservatrice à la boutonnière », a imagé Éric Duhaime, samedi, lors de la présentation officielle de la nouvelle « mariée » à La Malbaie.

La nouvelle prise conservatrice dit revenir en politique pour une mission qui lui tient « viscéralement à cœur » : les aînés, les proches aidants et la « déshumanisation » des tribunaux administratifs du Québec.

Éric Duhaime a souligné la « compassion » de sa nouvelle candidate, sans aller jusqu’à comparer l’ancienne libérale à une « Marguerite Blais » conservatrice. Le chef de droite a surtout tenu à rappeler un fait d’armes passé de Caroline Simard qu’il espère répéter cette année.

« C’est quelqu’un que personne ne voyait gagner en 2014, qui est partie comme l’underdog, la sous-estimée, et qui a coiffé même la première ministre sortante au fil d’arrivée, a souligné le leader conservateur. Je pense qu’elle va être capable une deuxième fois de surprendre plusieurs analystes et plusieurs sondeurs. »

Les sondages, pour le moment, placent le Parti québécois et son candidat controversé, l’ancien journaliste de CHOI Radio X François Gariépy, largement en avance. L’arrivée de Caroline Simard, « seule candidate native de [la] circonscription et [à y] vivre à temps complet », pourrait changer la donne, selon des curieux à la tête blanche venus assister à la conférence de presse.

« Ça va changer la donne, c’est sûr. Les gens de Charlevoix sont tissés serré comme ça », a imagé un d’entre eux en verrouillant ses doigts.

Députée libérale de 2014 à 2018, Caroline Simard a souligné que son passage chez les conservateurs constituait un « cheminement naturel » et exempt d’animosité à l’égard de son ancien parti.

« Je respecte le Parti libéral comme je respecte tous les autres partis, a insisté la nouvelle candidate conservatrice en soulignant que c’est la plateforme santé du parti qui l’avait convaincue de faire un retour dans l’arène. Seuls les fous ne changent pas d’idée, comme on dit ».

L’actuel chef libéral, Charles Milliard, a accueilli le passage de Caroline Simard chez les conservateurs par un éclat de rire. « Mme Simard a décidé d’aller avec Éric Duhaime. On verra comment les gens de Charlevoix-Côte-de-Beaupré vont prendre cette décision-là. »

Duhaime tourne la page sur les controverses

Les propos controversés d’un autre candidat conservateur – un cinquième en quatre jours – ont laissé le chef conservateur de marbre samedi. Guy Diotte, le visage du PCQ sur les pancartes de Westmount-Saint-Louis, aurait exprimé des opinions contre la vaccination en 2024, selon La Presse. Il aurait également capté la photo d’une personne âgée en train de faire son épicerie avec un masque pour s’en moquer sur les réseaux sociaux.

« Il a présenté ses excuses, la page est tournée, a répété le chef pendant qu’une poignée de personnes présentes à l’annonce huait les journalistes. Je sais que nos adversaires vont alimenter les représentants des médias quotidiennement pour essayer de faire dévier notre message du jour, mais je ne m’embarquerai pas là-dedans ».

Les écrits passés de certains candidats en faveur de l’annexion du Canada par les États-Unis ou associant la vaccination obligatoire à un « plan génocidaire » ont rôdé autour de la campagne conservatrice depuis son lancement. Le chef, jusqu’à maintenant, n’a retiré aucune candidature et assimilé ces controverses à des « distractions ». Néanmoins, une candidate récemment rattrapée par ses propos et qui figurait souvent aux côtés du chef lors des annonces pré-électorales, Marie-Josée Hélie, brille désormais par son absence.