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L’Europe va-t-elle retirer deux proches de Poutine de la liste des sanctions individuelles ?

Après une journée de négociations, les ambassadeurs des Vingt-sept auprès de l'Union européenne ont trouvé un accord de principe pour la reconduction des sanctions individuelles visant quelque 3 000 personnalit...

Après une journée de négociations, les ambassadeurs des Vingt-sept auprès de l'Union européenne ont trouvé un accord de principe pour la reconduction des sanctions individuelles visant quelque 3 000 personnalités politiques, militaires, des propagandistes, des fonctionnaires et autres oligarques qui soutiennent la guerre d'invasion lancée par la Russie contre l'Ukraine en février 2022.

Ces sanctions, qui consistent en des interdictions d'entrer sur le territoire de l'UE et des gels d'avoirs se trouvant dans les États membres, seront prolongées pour une durée de trente-six mois (et non plus tous les six mois, comme c'était le cas jusqu'ici).

Cet accord de principe devait être formellement confirmé dans la soirée par les capitales de l'Union dans le cadre d'une procédure écrite qui devait prendre fin à 21 heures mais, faute d'accord, les négociations reprendront mardi à 8 heures.

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Demande inattendue de la France

La négociation pour le renouvellement de ces sanctions, qui aurait dû être conclue le 15 septembre dernier, a été compliquée par les demandes introduites par la France, la Slovaquie et le Luxembourg de retirer de la liste les noms de deux proches du président russe Vladimir Poutine. À la surprise de ses partenaires, Paris s'est joint à la demande ancienne de Bratislava de sortir de la liste l'oligarque russe d'origine ouzbèke Alicher Ousmanov. La diplomatie française justifie cette requête en évoquant un enjeu de "sécurité nationale". Elle se refuse à confirmer et même à commenter les articles de presse qui avancent que cette position française est liée au souci d'obtenir la libération de ressortissants français détenus en Azerbaïdjan.

Le Luxembourg a, lui, réclamé que le nom d'un autre oligarque russe, Mïkhail Fridman, soit retiré de la liste. M. Fridman a introduit une plainte contre le Grand-Duché devant une cour d'arbitrage à Hong Kong, au prétexte que celui-ci aurait appliqué les sanctions européennes. Il réclame la restitution de ses biens ainsi qu'une compensation de 14,5 milliards de dollars au Luxembourg. Celui-ci a fait valoir qu'il lui serait plus difficile de justifier les sanctions contre M. Fridman si M. Ousmanov était sorti de la liste.

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Le retrait de ces noms ne va pas sans poser de problèmes à certains pays de l'Union, dont les pays baltes. L'Ukraine a, elle aussi, exprimé son très vif mécontentement face à la perspective que les sanctions de MM. Ousmanov et Fridman soient levées. "Qu'est-ce qui a changé ? Rien. Une radiation est inacceptable et enverrait un mauvais signal à Moscou au moment même où la pression doit s'intensifier", a grondé le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga, sur le réseau social X.

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