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L’État autorise le projet de méga-ferme d’élevage de saumons en Gironde, dénoncé par les associations environnementales

Le projet de ferme d'élevage de saumons au Verdon-sur-Mer franchit une étape décisive. La préfecture de Gironde a délivré ce mardi 4 août l'autorisation environnementale, malgré une forte opposition des associations écologistes.

l'essentiel Le projet de ferme d'élevage de saumons au Verdon-sur-Mer franchit une étape décisive. La préfecture de Gironde a délivré ce mardi 4 août l'autorisation environnementale, malgré une forte opposition des associations écologistes.

Le feu vert est donné coté autorités. Sophie Brocas, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine et préfète de la Gironde, a signé ce mardi 4 août l'autorisation environnementale pour le projet de ferme d'élevage de saumons porté par la société Saumon du Médoc, sur le terminal portuaire du Verdon-sur-Mer (Gironde).

Dans un communiqué, la préfecture précise que cette autorisation est "assortie de prescriptions environnementales particulièrement exigeantes qui encadreront aussi bien la phase de travaux que l'exploitation de l'installation".

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Vive opposition

Depuis 2022, l'entreprise Pure Salmon souhaite construire une ferme d'élevage de saumons à la pointe du Médoc, dans l'estuaire de la Gironde. Si le projet bénéficie du soutien d'une partie des élus locaux, il suscite une vive opposition de plusieurs associations de défense de l'environnement.

La France consomme chaque année plus de 260 000 tonnes de saumon, soit près de 4 kg par habitant, ce qui en fait l'un des plus gros marchés au monde. Pourtant, 99 % du saumon atlantique consommé dans le pays est importé. Les promoteurs du projet ambitionnent de produire 10 000 tonnes de saumon par an, soit environ 5 % de la consommation nationale.

250 emplois annoncés

Basée à Abou Dhabi, l'entreprise met également en avant les retombées économiques du projet, avec la création annoncée de 250 emplois et un impact positif attendu pour l'économie locale.

Les opposants dénoncent toutefois les conséquences environnementales potentielles de cette future exploitation. Ils rappellent notamment que le site retenu se trouve à proximité immédiate de quatre sites Natura 2000 ainsi que du Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis, un argument régulièrement avancé par la LPO.