L’avant-match Vannes – MHR : session rattrapages à venir pour Montpellier en Bretagne, mais le dernier finaliste est-il vraiment favori face au promu ?
Le Montpellier Hérault Rugby est en quête de rachat sur la pelouse de Vannes, ce samedi 12 septembre (16h35), après son revers à domicile contre la Section Paloise (19-27) lors de la première journée de Top 14.
Le Montpellier Hérault Rugby est en quête de rachat sur la pelouse de Vannes, ce samedi 12 septembre (16h35), après son revers à domicile contre la Section Paloise (19-27) lors de la première journée de Top 14.
Vannes-Montpellier. Une affiche qui oppose le dernier finaliste du Top 14 au promu. La logique sportive voudrait qu’il n’y ait pas de débat, le vainqueur est tout trouvé : le MHR doit finir avec au moins quatre points dans l’escarcelle samedi soir et rattraper son dérapage d’entrée à domicile contre Pau (19-27). Sauf qu’associer "logique" et "sportive" dans une même phrase demeure plus de l’oxymore que de l’analyse sérieuse d’un quelconque match de Top 14, tant les décideurs ont réussi à faire de ce championnat le plus attractif et le plus indécis du monde.
Maintenant, il y a des choses qu’on ne peut pas nier. Les hommes de Caudullo ont désormais un nouveau statut à assumer, celui de favori dans la course au top 6. Derrière les Toulousains et les Bordelais, ce sont eux qui apparaissent les plus robustes pour disputer des phases finales pour la deuxième année consécutive. Alors, après les avoir vus chuter à domicile dès la première journée, les suiveurs du club attendent une réaction chez un bizuth de ce championnat. D’autant qu’il y a une revanche à prendre du seul déplacement de Montpellier en Bretagne, le 22 février 2025 et la raclée reçue (37-24). La Rabine en parle encore.
"Oui, on a changé de statut, c’est une certitude. Heureusement, même. Mais ça, c’est la partie la plus facile. Maintenant, il faut rester en haut, et c’est le plus dur", reconnaît, lucide, le prometteur talonneur Lyam Akrab (21 ans). Un constat partagé et développé par son manager, Joan Caudullo : "Ce statut est dur à tenir en raison de la densité du championnat. Aujourd’hui, quand tu vas à Vannes, c’est la même peur que quand tu vas à Clermont ou La Rochelle. Gagner là-bas, c’est réaliser une grosse performance. Déterminer que le dernier finaliste du Top 14, qui était physiquement en place il y a trois mois, doit gagner à Vannes qui est un promu, je n’ai pas cette lecture. Moi, je vois une équipe de Vannes qui est prête à bien figurer pour sa première à domicile".
Vunipola de retour
La prudence est de mise, donc. Et elle est d’autant plus légitime que le MHR vient de perdre pour plusieurs mois deux de ses joueurs titulaires : le talonneur Jordan Uelese (mâchoire) et le pilier droit Mohamed Haouas (pubalgie). Les plus superstitieux y verront une ressemblance avec la saison 2022-2023, celle post-titre, quand le club perdait coup sur coup ses leaders pour blessures (Camara, Vincent, Doumayrou, Verhaeghe) dès le début de saison.
Mais "chaque saison est différente", comme le répète Joan Caudullo. "D’ailleurs, après Pau, la phrase qui disait qu’on avait commencé de la même manière la saison dernière, elle me gonfle", s’agace le manager.
En revanche, bonne nouvelle pour le MHR, le retour du patron Billy Vunipola au centre de la troisième ligne. Son aura en terre bretonne peut faire la différence.