L’appel de Macron à la veille des manifestations du 17 octobre
Politique 16/10/2026 19:57 Actualisé le 16/10/2026 20:20 Depuis Bruxelles ce vendredi, le chef de l’État a appelé « au calme et au respect » en amont des mobilisations du 17 octobre. ...
Politique 16/10/2026 19:57 Actualisé le 16/10/2026 20:20
Depuis Bruxelles ce vendredi, le chef de l’État a appelé « au calme et au respect » en amont des mobilisations du 17 octobre.

LUDOVIC MARIN / AFP
Emmanuel Macron, ce vendredi 16 octobre 2026.
« Il n’y a qu’un seul message à passer, celui de l’appel au calme. » À la veille de la journée de mobilisation du 17 octobre, dont les contours restent incertains, Emmanuel Macron a lancé ce vendredi un message d’apaisement depuis Bruxelles. Le chef de l’État a également apporté son « soutien » aux forces de l’ordre.
Interrogé par un journaliste sur les éventuelles violences qui pourraient émailler les manifestations de samedi, Emmanuel Macron à demander le « respect des biens et des personnes ». « Il y a un droit constitutionnel de manifester, de s’exprimer, il est pleinement respecté, mais ce qui va avec ce droit, c’est le respect des biens et des personnes », a mis en avant le chef de l’État, lors d’un sommet des 27. « Et donc de ne pas insulter, de ne pas casser », a-t-il précisé en conférence de presse.
« J’appelle donc au calme et au respect pour préserver ce droit de tous (...). C’est une responsabilité qui va avec ce droit », a déclaré Emmanuel Macron. « C’est d’être respectueux, d’organiser les cortèges comme savent le faire les grandes formations politiques ou les syndicats. Le problème, c’est quand ils sont non organisés et qu’il y a des éléments uniquement pour casser, créer du trouble. Ça, c’est non », a-t-il développé.
Macron dit sa « confiance » à Lecornu et Nuñez
Le chef de l’État a ensuite dit sa « confiance » à Sébastien Lecornu et au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Signe de la vigilance du gouvernement, le Premier ministre a convoqué une cellule interministérielle de crise.
Emmanuel Macron a également apporté son « soutien » aux forces de l’ordre. « Ce sont des moments qui sont très durs pour nos forces de l’ordre, qui sont confrontés à une extrême violence », a-t-il souligné. « Nul ne s’engage dans la police ou la gendarmerie pour subir des assauts comme ceux qu’ils ont subis il y a quelques jours de la part de gens qui ne connaissent que la violence et le désordre », a encore estimé le chef de l’État.
Près de 500 actions et 90 manifestations devraient avoir lieu samedi, après plusieurs semaines de mobilisation lycéenne.