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L’ancien PDG de Disney ne sait plus trop pourquoi il a validé Kingdom Hearts

Parfois, je sors de chez moi sans savoir si j'ai fermé ma porte à clé. Un geste automatique que je fais inconsciemment et que mon cerveau range dans la catégorie des souvenirs inutiles. Ça m'arrive aussi de valider un projet à plusieurs millions de dollars sans m'en souvenir. C'est peut-être ce que c'est dit l'ex-PDG

Parfois, je sors de chez moi sans savoir si j’ai fermé ma porte à clé. Un geste automatique que je fais inconsciemment et que mon cerveau range dans la catégorie des souvenirs inutiles. Ça m’arrive aussi de valider un projet à plusieurs millions de dollars sans m’en souvenir. C’est peut-être ce que c’est dit l’ex-PDG de Disney.

Disney protège ses licences et on ne fait pas n’importe quoi avec les personnages du studio. Enfin, on peut faire des tubes de dentifrice Mufasa et des pantoufles Lilo et Stitch, mais quand même, on ne fait pas n’importe quoi avec les personnages de Disney. Aussi, on pourrait croire que Kingdom Hearts a nécessité de nombreux rendez-vous entre les équipes de Square Enix et celles de Disney, et c’est peut-être le cas. Sauf que la personne qui a validé le projet ne s’en souvient visiblement pas.

Kingdom Hearts // Source : Square Enix
Kingdom Hearts. // Source : Square Enix

C’est l’ancien PDG de Disney, Michael Eisner, qui a donné le feu vert pour que Square Enix mette en chantier Kingdom Hearts au début des années 2000. Interrogé par Stephen Totilo, journaliste pour le site Game File, lors d’une conférence de presse de Delphi Interactive ce 22 juillet 2026 — une agence de mise en relation de talents dans l’industrie du jeu vidéo —, l’ancien patron de Disney a pourtant été incapable de se souvenir de cette décision.

« Je lui demande s’il se souvient avoir accepté un jeu appelé Kingdom Hearts », raconte le journaliste. Une question à laquelle l’ancien PDG répond tout simplement « non ». Stephen Totilo insiste : « On vous l’a présenté à Tokyo. C’était un mélange de Final Fantasy et de personnages Disney ».

Ah oui, je me souviens maintenant.

— Vous souvenez-vous pourquoi vous avez dit oui ?

Non.

Pour aller plus loin

Kingdom Hearts 1 // Source : Square Enix

Kingdom Hearts est le fruit de hasard et d’audace

Je vous vois très bien vous demander comment une décision aussi importante, à la fois pour Disney et pour l’industrie du jeu vidéo, a pu être prise avec autant de légèreté. Dites-vous tout simplement que Michael Eisner, alors PDG de Disney au début des années 2000, avait beaucoup de projets à valider. Ce n’est donc pas surprenant qu’il ne se souvienne pas de chacun d’entre eux. Surtout que, même si l’industrie du jeu vidéo était déjà très présente à cette époque, elle représentait bien moins en comparaison d’aujourd’hui.

Pour ce qui est de l’origine de Kingdom Hearts, il nous reste heureusement quelques anecdotes du côté de Square Enix qui pourraient expliquer la validation du projet, et elles valent leur pesant de fruits Paopou : selon le wiki de Square Enix, Shinji Hashimoto et Hironobu Sakaguchi, deux producteurs chez Square Enix, souhaitaient une nouvelle IP avec des personnages aussi reconnaissables que ceux de Nintendo. Tetsuya Nomura, toujours dans les bons coups après Final Fantasy VII, se serait proposé pour réaliser le jeu.

Kingdom Hearts III // Source : Square Enix/Disney
Kingdom Hearts III. // Source : Square Enix/Disney

Le hasard a ensuite fait le reste : Square et Disney partageaient alors un immeuble au Japon et Shinji Hashimoto aurait rencontré un cadre de Disney dans un ascenseur pour lui en toucher deux mots. Voyant qu’il y avait peut-être une opportunité suite à la discussion, il lance le chantier de Kingdom Hearts alors même que Disney n’avait pas encore officiellement donné son feu vert. Shuji Utsumi, ancien responsable de Disney Interactive au Japon, aurait préparé le terrain auprès de la direction américaine avant de présenter officiellement le projet à Michael Eisner et Bob Iger, alors directeur de l’exploitation, lors d’une réunion au Japon.

Il semblerait que Michael Eisner ait simplement encouragé les équipes de Square à « continuer et faire les choses correctement ». Cela aurait été interprété comme un feu vert par les développeurs et producteurs présents. 25 ans plus tard, Kingdom Hearts est devenu une licence importante, forte d’une vingtaine d’épisodes.

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