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L’Amour est dans le Pré : Pierre et Frédérique ont déménagé dans les Landes, mais le combat pour sauver l’exploitation familiale gersoise continue

Après des mois d’épreuves, Pierre et Frédérique ont quitté leur ancienne maison pour s’installer à Saint-Pierre-du-Mont,près de Mont-de-Marsan. Si ce nouveau logement apporte davantage de stabilité à leur famille, l'ancien candidat de L'Amour est dans le Pré poursuivent son combat pour sauver son activité et sortir d’une situation financière toujours fragile.

l'essentiel Après des mois d’épreuves, Pierre et Frédérique ont quitté leur ancienne maison pour s’installer à Saint-Pierre-du-Mont,près de Mont-de-Marsan. Si ce nouveau logement apporte davantage de stabilité à leur famille, l'ancien candidat de L'Amour est dans le Pré poursuivent son combat pour sauver son activité et sortir d’une situation financière toujours fragile.

Pour Pierre et Frédérique, ce nouveau départ représente une bouffée d’air. Il répond avant tout à un besoin familial. "Le plus important, c’est l’amour de ma femme et de mon fils", confie Pierre. "Il fallait que ma belle-mère Joseline puisse vivre avec nous avec toutes les commodités pour être suivie pour son diabète. C’était la priorité aussi." Le couple a aussi voulu préserver le quotidien de leur fils Gabriel : "Il fallait qu’il puisse profiter de sa scolarité, passer du temps avec ses amis, continuer le golf et la danse. On essaie de ne pas sacrifier le bien-être des enfants dans ces moments-là."

Après son passage dans L’Amour est dans le Pré en 2012, où il a rencontré Frédérique, Pierre de Saint-Pastou de Bonrepaux a vu son aventure agricole basculer avec la liquidation judiciaire de son GAEC, Les Gascons dans le pré. Avec près de 1,5 million d’euros de dettes, il a été contraint de vendre sa maison familiale de Castex-d’Armagnac avant de trouver un logement près de Mont-de-Marsan, à Saint-Pierre-du-Mont, grâce à une cagnotte lancée par sa belle-mère et à la solidarité autour de sa situation.

Une cagnotte qui change la donne

Cette mobilisation a permis à Pierre de retrouver des moyens indispensables. La cagnotte a rassemblé 1026 personnes pour un total de 41 000 euros. "Certains ont donné 1 euro et d’autres 10 000. Des personnes connues, d’autres anonymes." En plus d’une maison, ils ont aussi pu s’offrir un nouveau fourgon, de quoi compenser la saisie de leur ancien pick-up.

Mais au-delà de l’aspect financier, Pierre retient surtout les gestes reçus ces derniers mois. "Il y a eu beaucoup de vagues de solidarité humaine, des courriers, des colis de pâtés, de fromages." Sur les foires et les marchés, il évoque aussi "des marques d’affection, des câlins que je n’osais pas faire avant, des boulangers, des restaurateurs avec qui on parle ouvertement."

Des mois décisifs pour son avenir

Si la situation évolue dans le bon sens, Pierre sait que les prochaines semaines seront déterminantes. "Au mois d’avril, tout pouvait basculer en dix ou quinze jours. Aujourd’hui, on raisonne à deux mois." À l’automne, son plan de redressement pourrait se préciser, avec notamment la question d’un étalement du remboursement des dettes sur dix ou quinze ans.

Malgré les convocations régulières au tribunal, Pierre garde confiance. "On a un peu plus de perspectives. Il faut être vaillant, se lever à 4 heures et aller sur les marchés." Son objectif reste simple : continuer à travailler. "On a une clientèle dans toute la France, à l’international. J’ai mes vignes, mes attaches, je connais mon terroir. Ce serait dur que tout s’arrête définitivement", confie-t-il.