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L’Albanie, au nord, culture et modernité

Au centre de l’Europe méditerranéenne et des Balkans, ce pays longtemps fermé s’est ouvert il y a quelques années au tourisme, avec des prestations en voie d’adaptation aux besoins des voyageur...

Un patrimoine riche et une destination en pleine mutation

Au centre de l’Europe méditerranéenne et des Balkans, ce pays longtemps fermé s’est ouvert il y a quelques années au tourisme, avec des prestations en voie d’adaptation aux besoins des voyageurs occidentaux. Depuis la capitale Tirana, le nord et le littoral mêlent vestiges de l’Histoire et nouveaux investissements.


Rédigé par Jean-François RUST le Lundi 27 Juillet 2026 à 07:00


À Tirana, l'immeuble Tirana's Rock dessine le visage du héros national Skanderbeg - Photo JFR

À Tirana, l'immeuble Tirana's Rock dessine le visage du héros national Skanderbeg - Photo JFR

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Tirana et ses 900 000 habitats, soit presque un tiers de la population du pays, est une capitale disparate. Aux bâtiments modernistes des années 1930 et communistes de l’après seconde guerre mondiale répondent des édifices futuristes censés inscrire la capitale dans le XXIe siècle.

Le résultat est une architecture hétéroclite. Au centre, la place piétonne Skanderbeg, héros national omniprésent dans le pays, représenté ici en statue à cheval, incarne cet urbanisme foutraque.

Le musée national d’Histoire et sa grande mosaïque des années 1980 en façade, le palais de la Culture (1963), la banque d’Albanie (1938) ou la mosquée Et’hem Bey (fin du XVIIIe siècle), côtoient le nouvel hôtel InterContinental et la tour futuriste Tirana’s Rock, dont le profil dessine le visage… de Skanderbeg.

Maison des Feuilles, ancien siège de la police secrète

La terrible période de la dictature communiste d’Enver Hoxha est révélée à la Maison des Feuilles. L’ancien siège de la Sigurimi, la « Stasi albanaise », présente tout l’arsenal de répression, surveillance et propagande mis en place par l’Etat albanais au plus fort de sa paranoïa.

Le soir, on profitera de l’animation et de la cuisine albanaise dans l’un des nombreux bars et restaurants des quartiers Pazari i Ri et Blloku, festifs et occidentalisés.

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Citadelle de Kruja

Posée à 40 kilomètres au nord de la capitale, la ville de Kruja séduit pour sa situation en amphithéâtre à flanc de montagne. Sa citadelle est censée avoir vu naître le héros Skanderbeg, qui lutta farouchement contre les Ottomans au XVe siècle.

Rebâtie dans les années 80, elle abrite un grand musée consacré au chef de guerre et offre une belle vue sur l’Adriatique. On se rendra aussi à Kruja pour le bazar, dans lequel de rares artisans fabriquent encore, à l’ancienne, des chaussures et des couvre-chefs en feutre.

Shkodra, passionnant musée national de la photographie

80 kilomètres plus au nord, voici Shkodra. Cette ville de 150 000 habitants, située à 30 kilomètres de la mer Adriatique, est bordée par le lac du même nom, frontalier avec le Monténégro.

Elle offre un double intérêt : avec premièrement sa citadelle de Rozafa, bâtie au XIVe siècle par les Vénitiens, dont les vestiges occupent 200 hectares au sommet d’une colline et deuxièmement, l’animation piétonne des rues Idromeno et G’juhadol, aux nombreuses terrasses de café. On y visitera aussi le passionnant musée national de la photographie Marubi, du nom de cette famille qui documenta durant trois générations la société albanaise.

A la même latitude que Tirana, Durrës est, comme tous les ports, une cité intriquée et hétéroclite. Seconde ville du pays, celle qui fut hellène, romaine, byzantine, angevine, vénitienne et ottomane, en plus d’être un des terminus des routes caravanières venues d’Orient, en porte encore les traces.

C’est donc à travers l’archéologie qu’on la découvrira, en allant voir l’amphithéâtre romain de 15 000 places enclavé dans la ville, les vestiges des remparts et le musée archéologique, synthèse fouillée de toutes ces époques.

Hôtel Crown Plaza à Durrës

En plein boom touristique, la ville, connectée à l’Italie et au port de Bari par de nombreux ferries, doit prochainement accueillir une marina tandis que de nouveaux hôtels sortent de terre, à l’image du Crown Plaza, récemment ouvert en front de mer.

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Ce qu'il faut savoir avant de partir

L'Albanie est accessible en 2h40 de vol direct depuis Paris vers Tirana avec Transavia. Les voyageurs peuvent entrer sur le territoire avec un passeport ou une carte nationale d'identité en cours de validité. La monnaie locale est le lek.

Pour profiter de conditions plus agréables et éviter la forte affluence estivale, il est conseillé de privilégier le printemps (mai-juin) ou l'arrière-saison (septembre-octobre).


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