Justice. Affaire Charlotte Arnould : quelle stratégie de défense pour Gérard Depardieu ?
Ce jeudi 17 septembre, la justice examine la demande de non-lieu formulée par les avocats de Gérard Depardieu, accusé de viols et d’agressions sexuelles par la comédienne Charlotte Arnould. ...
Ce jeudi 17 septembre, la justice examine la demande de non-lieu formulée par les avocats de Gérard Depardieu, accusé de viols et d’agressions sexuelles par la comédienne Charlotte Arnould.
La rédaction -
Aujourd’hui à 07:58
- Temps de lecture :
L'acteur abat ses dernières cartes. Me David-Olivier Kaminski, qui défend Gérard Depardieu face à Charlotte Arnould, 30 ans, tentera ce jeudi d’obtenir un non-lieu afin d’éviter à son client un procès devant la cour criminelle. Selon Le Parisien, la défense mise sur une stratégie à plusieurs volets pour remettre en cause la crédibilité de la plaignante et sa version des faits.
Tout d’abord, pour fragiliser la parole de Charlotte Arnould, l’avocat pourrait réclamer une expertise psychiatrique visant à caractériser une « propension à l’affabulation ». Pour appuyer cette demande, la défense évoque une autre plainte pour viol déposée par la comédienne en 2020 contre un autre acteur, alors âgé de 35 ans. Une procédure qui n’avait débouché sur aucune poursuite, faute d’éléments suffisants.
Vidéosurveillance et SMS dans l’argumentaire
Autre pilier de la stratégie : les images de vidéosurveillance de l’hôtel parisien où se seraient déroulés les faits, les 7 et 13 août 2018. Selon Me Kaminski, ces images montreraient « l’absence totale de tout geste d’opposition ou de réprobation » de la part de la jeune femme, notamment lors d’un baiser de 43 secondes et d'étreintes, indique Le Parisien. Pour chercher à défendre le consentement, il compterait aussi sur le témoignage d’une femme de ménage, qui affirme avoir vu le couple « s’embrasser tout à fait normalement » et avoir cru que Charlotte Arnould était alors la « petite amie » de l’acteur. Des SMS échangés entre Depardieu et Arnould, dont un message daté du 19 août 2018 - six jours après les derniers faits présumés - dans lequel la jeune femme évoquerait son souhait de retravailler avec Gérard Depardieu, seront également utilisés.
La défense de Charlotte Arnould s’appuie, elle, sur la notion de sidération. Plus précisément, le juge d’instruction a retenu l’« ascendant naturel » exercé par Gérard Depardieu ainsi qu’une « contrainte morale résultant d’un état de sidération » pour justifier le renvoi de l’acteur devant la cour criminelle. Au moment des faits, la comédienne, âgée de 22 ans, affirme avoir été « tétanisée » face à lui. Cette audience intervient alors que Gérard Depardieu doit par ailleurs être rejugé en appel, du 16 au 20 novembre, pour agressions sexuelles sur le tournage du film Les Volets verts, une affaire pour laquelle il avait été condamné en première instance à dix-huit mois de prison avec sursis.