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June, 90 ans, touche 970 euros de pension de retraite : « Après 70 ans de cotisations, je dois encore travailler. Je n’ai pas les moyens de m’arrêter »

Mis à jour le 01/10/26 à 20:46Par Marie HervichonIncroyable, mais vrai. À 90 ans, June Boyd n’a d’autre choix que de travailler pour compléter une retraite trop faible. Des deux côtés de l’Atlantique, de nombr...

Mis à jour le 01/10/26 à 20:46Par Marie Hervichon

Incroyable, mais vrai. À 90 ans, June Boyd n’a d’autre choix que de travailler pour compléter une retraite trop faible.

Des deux côtés de l’Atlantique, de nombreux seniors sont contraints de se serrer la ceinture. Aux États-Unis, le système des retraites repose notamment sur la Social Security, le régime public de retraite américain, mais aussi sur l’épargne personnelle et les dispositifs proposés par les employeurs.

Selon le Census Bureau, en 2022, 48 % des Américains de 65 ans et plus percevaient un revenu de retraite en complément de la Social Security et des autres aides publiques. Le montant annuel médian atteignait 17 160 dollars, soit environ 15 280 euros, ou près de 1 273 euros par mois.

À 90 ans, elle doit encore travailler pour joindre les deux bouts

Vous ne croirez jamais qu’il est encore possible de travailler à un âge aussi avancé. Pourtant, June Boyd, 90 ans, continue bel et bien de pointer. Cette Américaine touche environ 1 100 dollars, soit près de 970 euros, de pension de retraite chaque mois. Pour joindre les deux bouts, elle travaille à temps partiel comme réceptionniste dans une association.

Grâce à ce petit boulot, June Boyd ajoute environ 1 100 dollars, soit environs 970 euros par mois à sa pension. Bien que cette activité puisse être épuisante, elle n’a d’autre choix que de s’accrocher. « Les factures d’électricité, l’assurance automobile ou encore le crédit immobilier ne coûtent pas moins cher parce qu’on est senior », déplore-t-elle dans un entretien accordé au média Business Insider.

Rafaela, retraitée de 67 ans : « Je touche une pension de 1250 euros. Au final, il me reste 150 euros pour vivre, on ne peut pas économiser. C'est impossible » © Shutterstock

Rafaela, retraitée de 67 ans : "Je touche une pension de 1250 euros. Au final, il me reste 150 euros pour vivre, on ne peut pas économiser. C’est impossible"

70 ans de labeur, mais une retraite loin d’être confortable

La vie de June Boyd n’aura été que labeur. Son diplôme en poche, elle a tout de suite commencé à travailler. Elle a notamment été la première Afro-Américaine à travailler au bureau du commissaire de son comté, puis la première femme noire à siéger au conseil électoral local. Elle a également travaillé au sein du bureau chargé de l’égalité des chances à Toledo, dans l’Ohio, et dans l’immobilier. Sa seule erreur de parcours ? Ne pas être allée au bout des 30 années de travail dans la fonction publique nécessaires pour bénéficier d’une pension complète.

La nonagénaire n’est pas la seule à être « en galère ». Toute sa famille est dans le même bateau ! En effet, plusieurs générations cohabitent sous son toit. Elle héberge notamment l’une de ses filles, qui lutte contre un cancer des os, et 14 arrière-petits-enfants turbulents.

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« Je n’ai aucun doute sur mon avenir »

Malgré les difficultés financières, l’Américaine reste confiante en l’avenir. Bien entourée, elle sait que, le jour où elle ne sera plus en mesure de travailler, elle pourra toujours compter sur ses proches pour lui donner un coup de main.

« Je n’ai jamais pensé à arrêter ou à prendre ma retraite quand je ne pouvais pas me le permettre », explique-t-elle, avant d’ajouter : « Je n’ai aucun doute sur mon avenir, mais si je ne peux plus travailler, je sais que mes enfants seront là pour moi. »

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