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Journées du patrimoine 2026 : cinq idées originales de visites royales, de Guillaume le Conquérant à l’infante Sofia d’Espagne

Alors que les Journées du Patrimoine se déroulent ce week-end des 19 et 20 septembre, le Royal Blog vous propose de teinter votre programme de royauté avec ces cinq idées de visites hors des sentiers battus.

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Le château Guillaume-le-Conquérant à Falaise, la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, la Cité universitaire internationale et le Sénat à Paris, le Palais du Rhin à Strasbourg : 5 idées de visites royales pour les Journées du patrimoine 2026

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Dominique Bonnet 18/09/2026 à 07:07, Mis à jour le 18/09/2026 à 08:02

Alors que les Journées du Patrimoine se déroulent ce week-end des 19 et 20 septembre, le Royal Blog vous propose de teinter votre programme de royauté avec ces cinq idées de visites hors des sentiers battus.

1. Remonter le temps au château Guillaume-le-Conquérant à Falaise

Si le château de Falaise, dans le Calvados, porte le nom de Guillaume-le-Conquérant, ce n’est en rien un hasard. C’est là que le Normand, qui s’empara du trône anglais quatre décennies plus tard, vit le jour en 1027 ou l’année suivante. Certes ne demeurent aujourd’hui que de faibles traces de son donjon, mais la forteresse en compte trois autres. Et le plus ancien des bâtiments que l’on découvre en ces lieux, datant de 1123 et constituant aujourd’hui la place forte de la haute cour, remonte à son dernier fils, Henry Ier « Beauclerc », qui, comme lui cumula les fonctions de duc de Normandie et de roi d’Angleterre.

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Le château Guillaume-le-Conquérant à Falaise

© ©château Guillaume-le-Conquérant

Henri II, petit-fils de ce dernier, laissa aussi sa marque au milieu du XIIe siècle avec la construction du « Petit Donjon ». Puis, alors qu’à la fin de ce siècle, la Normandie était redevenue française, c’était autour du roi Philippe-Auguste d’ajouter au site défensif la tour Talbot.

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Consistant en l’une des plus grandes enceintes castrales d’Europe, le château Guillaume-le-Conquérant se définit comme « un livre ouvert sur l’ensemble de l’histoire de la Normandie médiévale ». Un livre qui, durant les Journées du patrimoine, raconte le passé et l’architecture des lieux, tout en restituant, dans la basse-cour, des métiers d’artisans peu connus et/ou insolites. Avec, en prime, une démonstration de grue médiévale.

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2. Admirer, au château de Vincennes, « l’autre » Sainte-Chapelle

Quand on parle Sainte-Chapelle, celle, magnifique, édifiée par Louis IX au cœur de Paris vient aussitôt à l’esprit. Cependant il en existe une autre, non moins somptueuse. Il faut se rendre au château de Vincennes pour l’admirer.

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Cette merveille de l’art gothique remonte au roi Charles V à qui l’on doit aussi la construction du donjon de Vincennes et des fortifications. Fondée en 1379, cette Sainte-Chapelle était destinée à affirmer la dimension divine de la monarchie française, mais aussi à accueillir des fragments des reliques de la Passion, acquises par Saint-Louis au XIIIe siècle.

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La Sainte-Chapelle du château de Vincennes, le 20 avril 2026

© Elena Zolotova/Getty Images

Charles V ne vit malheureusement pas l’achèvement de sa construction débutée par l’architecte Raymond du Temple. Les travaux ne s’achevèrent en fait qu’à la Renaissance avec Philibert Delorme, celui d’Henri II. C’est d’ailleurs ce souverain qui, entre 1556 et 1559, offrit les superbes verrières du chœur figurant l’Apocalypse selon Saint-Jean, œuvres du maître-verrier Nicolas Beaurain.

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Intérieur de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes, le 20 avril 2026

© Elena Zolotova/Getty Images

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3. Visiter le Sénat dans les pas de Marie de Médicis et de Napoléon Bonaparte

On le connait comme le siège du Sénat. Mais le Palais du Luxembourg était à l’origine la résidence de la reine Marie de Médicis, qui l’avait fait construire par l'architecte Salomon de Brosse à partir de 1615. Si la veuve du roi Henri IV n’y a en fait habité que de 1625 à 1631, l'année même de son achèvement - son fils le roi Louis XIII l’ayant exilée à cette date de Paris -, il connut par la suite plusieurs occupants issus de la famille royale française. Et ce, jusqu’à la Révolution française, le dernier étant le comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII.

Devenu Premier Consul après le coup d’État du 18 Brumaire (novembre 1799), Napoléon Bonaparte s’y installa avec Joséphine. Et c’est là que, le 18 mai 1804, il fut proclamé empereur des Français par le Sénat conservateur.

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Le fauteuil du trône de Napoléon Ier (1804-1805) par Jacob Desmalter au Palais du Luxembourg à Paris

© Sénat/Cécilia Lerouge

L’ombre de Marie de Médicis et de Napoléon Ier planera donc assurément sur le Sénat à l’occasion les Journées du patrimoine. Parmi les différents espaces ouverts au public figurent en effet la salle des Conférences - l’ancienne Galerie du Trône - ou encore, au Petit Luxembourg voisin, le bureau du président du Sénat, autrefois occupé par Bonaparte, ainsi que la chapelle baroque de la Reine.

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La chapelle de la Reine au Petit Luxembourg à Paris

© Sénat/Cécilia Lerouge

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4. Pénétrer dans l’ancien palais de l’empereur d’Allemagne à Strasbourg

Aujourd’hui, il abrite la DRAC du Grand-Est et l’Inventaire du patrimoine culturel de la Région, ainsi que la Commission centrale pour la navigation du Rhin. Mais le Palais du Rhin de Strasbourg, édifié de 1883 à 1889 par l’architecte allemand Hermann Eggert, était à l’origine un palais impérial. Commandité par l’empereur Guillaume Ier - après que l’Alsace ait été intégrée en 1871 (avec une partie de la Lorraine) dans l’empire allemand, à l’issue de la guerre franco-prussienne, cet élégant bâtiment lui servit occasionnellement de résidence impériale, de même qu’à son fils Frédéric III et son petit-fils Guillaume II. Lequel l’inaugura en août 1889.

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Le palais du Rhin à Strasbourg, le 14 juin 2026

© HJBC/Getty Images

Véritable manifeste politique des souverains Hohenzollern témoignant de l’intégration de l’Alsace-Lorraine au IIe Reich allemand, ce palais, de style néo-renaissance germanique, s’inspire dans son appareil à bossages du palais Pitti à Florence. Si ses façades et leur riche ornementation à la gloire de l’empire allemand sont visibles toute l’année, il n’en est pas de même des intérieurs. Aussi les Journées du Patrimoine sont-elles idéales pour qui veut découvrir son grand escalier d’honneur et les salons d’apparat du premier étage – salon de l’Empereur, salon de l’Impératrice, salle du Trône – qui ont conservés une partie de leur décor d’origine, entre plafonds peints, lustres monumentaux et boiseries sculptées.

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5. Découvrir la Cité universitaire internationale où l’infante Sofia d’Espagne a posé ses valises

Quel lien peut bien avoir la Cité universitaire internationale de Paris avec la royauté ?, diront certains. Tout au moins ceux qui n’ont pas lu l’article du Royal Blog concernant la poursuite des études de la princesse Sofia d’Espagne à Paris. La fille cadette du roi Felipe VI et de la reine Letizia est arrivée début septembre dans la capitale française pour sa deuxième année en sciences politiques au Forward College. Et c’est sur cet extraordinaire campus créé en 1925 dans un esprit de paix que l’infante de 19 ans a posé ses valises.

Nous vous révélions que la petite sœur de la princesse Leonor y logerait dans une chambre individuelle de ce que les étudiants ont appelé « l’aile Harry Potter ».

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Le pavillon Pierre et Marie Curie de la maison de la Fondation Deutsch de la Meurthe à la Cité universitaire internationale à Paris

© Diane Arques ADAGP/2025

Tirant ce nom de sa similarité avec les demeures de Pré-au-Lard, le village attenant à Poudlard, cette aile se trouverait dans la maison de la Fondation Deutsch de la Meurthe, aux allures de collège anglais, première construite sur ce site de 34 hectares du 14e arrondissement parisien.

Il faut en effet savoir que le lieu présente la particularité de disposer d’un patrimoine architectural, artistique et paysager exceptionnel, avec ses 47 maisons, toutes de styles différents dont certaines édifiées par des grands noms de l’architecture tels que Le Corbusier, Laprade, Claude Parent, Lucio Costa, Dudok, Charlotte Perriand, Jean Prouvé, Foujita, Le Phô… Et plusieurs d’entre elles ouvrent leurs portes à l’occasion des Journées du Patrimoine, en visites libres ou guidées. Autant en profiter…

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© Diane Arques ADAGP/2025

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