Jonathan Lardot clarifie les nouvelles règles en Challenger Pro League
Le Football Video Support a fait ses débuts en Challenger Pro League. Le système a déjà fait parler de lui lors de ce week-end inaugural, mais il a surtout permis de tirer de premiers enseignements, tant pour les arbitres que pour les entraîneurs.
Le Football Video Support a fait ses débuts en Challenger Pro League. Le système a déjà fait parler de lui lors de ce week-end inaugural, mais il a surtout permis de tirer de premiers enseignements, tant pour les arbitres que pour les entraîneurs.
Selon Jonathan Lardot, les bases du système sont bonnes, même si son application doit encore être affinée. Interrogé par DAZN, le responsable de l’arbitrage belge s’est montré satisfait de cette première utilisation du FVS (Football Video Support). Il souligne toutefois que le système ne fonctionne pas encore de manière totalement automatique. Les arbitres comme les clubs doivent encore s’habituer à ces nouvelles possibilités, mais surtout à leurs limites.
Des "check" qui doivent être plus rapides
L’un des principaux points à améliorer concerne la durée de certaines vérifications. Lorsqu’un entraîneur demande un challenge, l’arbitre doit consulter lui-même les images avant de prendre une décision définitive. Pour Jonathan Lardot, cette procédure ne doit pas s’éterniser inutilement.
"Nous ne devons pas prendre l’habitude de faire durer les contrôles trop longtemps", explique-t-il. Les images doivent évidemment être analysées suffisamment attentivement, mais l’objectif est également d’éviter que le rythme d’un match soit interrompu pendant plusieurs minutes à chaque intervention."
Malgré ces quelques ajustements nécessaires, Jonathan Lardot se montre satisfait des débuts de ce système. Selon lui, les arbitres deviendront progressivement plus efficaces à mesure qu’ils utiliseront davantage le FVS. Les équipes devront également apprendre à mieux identifier les situations dans lesquelles un challenge est réellement pertinent.
Les buts sont systématiquement "contrôlés"
Le premier week-end a d’ailleurs offert un exemple concret avec le Sporting Hasselt. L’entraîneur Jo Christiaens souhaitait faire vérifier, grâce à un challenge, un but refusé pour une position de hors-jeu. Or, selon Jonathan Lardot, cette demande n’était pas nécessaire puisque tous les buts font automatiquement l'objet d'une vérification.
"Dans une telle situation, nous n’accepterons pas le challenge", précise-t-il. Les entraîneurs ne doivent donc pas utiliser l’une de leurs possibilités pour une phase qui est déjà systématiquement contrôlée.
Chaque coach dispose de deux challenges par match. Ils peuvent les utiliser pour des buts, des situations de penalty, des cartons rouges directs ou lorsqu’un carton est attribué au mauvais joueur. Si l’arbitre modifie sa décision à la suite du challenge, l’entraîneur récupère celui-ci.
Pour Lardot, les hésitations observées lors de cette première journée sont normales. Plus le FVS sera utilisé, plus les clubs et les arbitres sauront quand il est réellement nécessaire d'intervenir et quand il vaut mieux laisser le jeu suivre son cours.
Ou pas.