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Jodoigne : 224 signatures contre le projet immobilier d’Argayon, mais…

Le mouvement citoyen du 4 juillet, qui avait rassemblé 40 personnes dans le jardin de Michael Taylor, au chemin des Prairies, a pris de l'ampleur. Pour rappel, il s'agissait alors d'unir ses forces pour s'oppos...

Le mouvement citoyen du 4 juillet, qui avait rassemblé 40 personnes dans le jardin de Michael Taylor, au chemin des Prairies, a pris de l'ampleur. Pour rappel, il s'agissait alors d'unir ses forces pour s'opposer au projet Argayon, qui prévoit la construction 47 logements et cinq surfaces commerciales sur le site de l'ancien Brico (lire L'Avenir du 7 juillet).

Laurent Lefebvre, porte-parole de ces habitants, l'avait promis au moment de sa prise de parole du 4 juillet: il irait déposer au service Urbanisme de la Ville son "opposition motivée contre le projet Argayon". C'est ce qu'il a fait le lundi 13 juillet, non sans être surpris par l'accueil qui lui a été réservé. Un accueil aimable, il faut le souligner. Mais il a froncé les sourcils en apprenant que son dossier de 195 signatures est considéré comme un document unique, même s'il est soutenu par autant de personnes.

Petite parenthèse: le mardi 14 juillet, au moment de la clôture de l'enquête publique, ils étaient 224 à avoir signé.

"La législation stipule que pour qu'il y ait réunion publique sur le dossier, il faut que l'enregistrement de 25 réclamations écrites soit acté, explique Laurent Lefebvre. Et comme mon dossier ne compte que pour une seule personne…"

Remobiliser les troupes

Déception donc. Et obligation de rassembler les mécontents pour leur demander d'adresser dans l'urgence une lettre de réclamation au service Urbanisme de la Commune. Ce devait être réalisé en moins d'une journée. Remobiliser les troupes dans le stress n'a pas été simple, d'autant qu'il fallait se déplacer pour apporter sa réclamation à la Commune.

"Je me suis étonné de la mesure législative des 25 réclamations, mais il m'a été répondu que nul n'est censé ignorer la loi. Ce qui est vrai, poursuit Laurent Lefebvre. Reste qu'il y a une évidence: les riverains du chemin des Prairies et de la rue de Piétrain sont fermement opposés au projet Argayon. Les raisons ne manquent pas, depuis la hauteur de bâtiments de plus de deux étages qui sont prévus à la mobilité réduite qui en découlerait, notamment dans la rue de Piétrain, qui est déjà saturée aux heures de pointe, jusqu'à la destruction d'un espace vert au centre-ville et au nombre insuffisant de places de parking."

Affaire à suivre le 1er septembre, date à laquelle le projet Argayon se retrouvera sur la table du conseil communal.

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