“Je suis gendarme, j’ai 22 ans, dois-je rester célibataire toute ma vie ?” : la Gendarmerie victime de fausses vidéos générées par IA, le suspect interpellé
Un homme a été arrêté pour avoir diffusé de fausses vidéos érotiques usurpant l’image de l’institution, créées avec un simple smartphone. Même la gendarmerie nationale n’est pas épa...
Un homme a été arrêté pour avoir diffusé de fausses vidéos érotiques usurpant l’image de l’institution, créées avec un simple smartphone.
Même la gendarmerie nationale n’est pas épargnée. L’unité nationale cyber de la gendarmerie en appui de la section de recherche de Lille ont interpellé un individu qui mettait en ligne des contenus sexuels détournant l’image de la gendarmerie.
Le suspect utilisait l’intelligence artificielle pour réaliser avec son smartphone des vidéos mettant en scène une jolie gendarme de 22 ans qui recherche l’amour.
Les messages étaient on ne peut plus suggestifs : "Je suis gendarme, j’ai 22 ans, dois-je resté (sic) célibataire toute ma vie ?", "Je suis célibataire, tu pourrais m’envoyer un message", "Tu sortirais avec une gendarme ?", "Derrière l’uniforme il y a aussi une personne qui aimerait simplement trouver l’amour", ou encore "On ferais quoi tout les deux" (sic), fautes comprises. À chaque fois, un visuel avec une vidéo d’une jeune gendarme blonde en tenue de service, polo bleu ciel avec les écussons et gilet pare-balles, qui évolue dans sa caserne ou à l’extérieur pour poster ces curieux messages.
Il s’agit évidemment de fausses vidéos mais dont certaines totalisent de très nombreuses vues. Après avoir découvert ces contenus et réalisé une mission de veille, l’Unité nationale cyber (UNCyber) de la Section de recherches (SR) de Lille (59) ont réussi à identifier leur auteur. Ils découvrent alors plusieurs comptes diffusant ces vidéos qui servent à promouvoir la vente de photos ou vidéos à caractère sexuel, indique la Gendarmerie sur son site. Certaines incohérences montrent qu’elles sont réalisées grâce à l’intelligence artificielle.
Le suspect a été interpellé le 16 juillet dernier dix jours après la découverte des vidéos. Ses supports numériques ont également été saisis. "Les vérifications effectuées permettent d’affirmer que le mis en cause ne présente aucun lien avec l’Institution, et n’a jamais fait partie de ses rangs", souligne la Gendarmerie. Durant l’audition, l’intérêt a reconnu les faits et détaillés son mode opératoire, mis en œuvre au moyen d’un téléphone portable unique. Il s’est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel pour ces faits.