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“Je pense que je ne pourrais peut-être plus commander” : un malus pour taxer l’ultra-fast fashion désormais appliqué en France

Ce mardi 1er septembre, la France devient le premier pays au monde à imposer un malus écologique à la mode ultra-éphémère, ce qu’on appelle l'ultra fast-fashion. Une taxe jusqu’à 50 % du prix d’un vêtement, dans la limite de 12 euros cette année. Mais concrètement, qui sera concerné ? Les prix vont-ils augmenter ? Et cette mesure peut-elle vraiment changer nos habitudes d’achat ?

Publié le 01/09/2026 22:33

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Article rédigé par France 2 - M. Martel, V. Thibier, C. Rigeade, D. Roques, R. Mathé, F. Blévis, L. Beneyton - Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Ce mardi 1er septembre, la France devient le premier pays au monde à imposer un malus écologique à la mode ultra-éphémère, ce qu’on appelle l'ultra fast-fashion. Une taxe jusqu’à 50 % du prix d’un vêtement, dans la limite de 12 euros cette année. Mais concrètement, qui sera concerné ? Les prix vont-ils augmenter ? Et cette mesure peut-elle vraiment changer nos habitudes d’achat ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Dans sa garde-robe, rares sont les vêtements à dépasser 20 euros. Barbara Bris commande deux fois par mois sur des sites de commerce en ligne. Mais ils pourraient bientôt lui coûter plus cher. Les marques d'ultra fast-fashion doivent payer un malus en France depuis ce mardi 1er septembre, ce qu'elles pourraient répercuter sur leurs prix.

"Je pense que je ne pourrais peut-être plus commander. On verra comment ça se passe et à combien ça augmente aussi, si la taxe ne prend pas trop. Parce que si ça prend trop, ça sera plus possible après", nous explique cette cliente récurrente de Shein.

Cette dernière, qui met sur le marché français 1,7 million de nouvelles références chaque année, se retrouve d'ailleurs dans le viseur des autorités, à l'instar des autres plateformes asiatiques que sont AliExpress et Temu. Concrètement, les marques concernées doivent payer une pénalité par article.

"Sur un manteau, par exemple, on sera de l'ordre de 12 euros. Sur un t-shirt, on sera aux alentours de deux euros, à peu près. Et sur un jean, on va être sur à peu près neuf euros. Ça, ce sera le montant de la pénalité", précise la directrice générale de Refashion, Maud Hardy.

Le malus concerne les enseignes qui renouvellent très fréquemment leurs collections et dont les articles sont peu réparables, comme des chaussettes que nous montre Maud Hardy. "Dans cette chaussette, il y a un fil un petit peu métallo-plastique très brillant qui est aujourd'hui identifié comme un perturbateur de recyclage. Donc cette paire de chaussettes a déjà un malus, a déjà une pénalité", ajoute-t-elle.

Cette paire de chaussettes recevra donc 50 centimes d'euros de malus, et ce montant augmentera progressivement jusqu'en 2030. Les entreprises présentes en France, elles, ne seront pas concernées. Pour les militants anti-fast fashion, il faut aller plus loin. "On ne touche qu'à un bout du problème. Peut-être qu'en termes d'acceptabilité, il fallait commencer par ça. Mais pour nous, le problème, il ne se résoudra que si on touche à la grande majorité des vêtements de fast-fashion qui arrivent sur le marché et qui arrivent chez nous", affirme Tarek Daher du collectif anti fast-fashion.

Le bras de fer contre la mode ultra-éphémère pourrait se durcir. Aujourd'hui, l'industrie textile européenne réclame dix euros de surcoût sur chaque colis en provenance d'Asie.

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