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« Je ne vois plus d’issue » : le militant de la coexistence israélo-palestinienne Hagai Agmon-Snir quitte Israël

À trois mois des élections législatives, l’ancien directeur du Centre interculturel de Jérusalem ne croit plus qu’une alternance politique suffira à infléchir la trajectoire du pays. Partie pour l’Italie, cette figure du dialogue entre Juifs et Arabes explique à La Croix, dans une interview au téléphone, pourquoi il refuse désormais que son nom soit associé aux politiques menées par Israël.

Entretien

Charlie Deulme, correspondante à Jérusalem (Israël)

Publié le 11 août 2026 à 14h17

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Les forces israéliennes se tiennent près des décombres tandis que des engins de chantier démolissent la maison du Palestinien Tariq Al Masalmeh dans le village de Beit Awa, au sud-ouest d’Hébron, en Cisjordanie occupée, le 11 février 2026.

Les forces israéliennes se tiennent près des décombres tandis que des engins de chantier démolissent la maison du Palestinien Tariq Al Masalmeh dans le village de Beit Awa, au sud-ouest d’Hébron, en Cisjordanie occupée, le 11 février 2026.

Mosab Shawer / Middle East Images/AFP

À trois mois des élections législatives, l’ancien directeur du Centre interculturel de Jérusalem ne croit plus qu’une alternance politique suffira à infléchir la trajectoire du pays. Partie pour l’Italie, cette figure du dialogue entre Juifs et Arabes explique à La Croix, dans une interview au téléphone, pourquoi il refuse désormais que son nom soit associé aux politiques menées par Israël.

Pendant plus de vingt ans, Hagai Agmon-Snir a œuvré au rapprochement entre les communautés de Jérusalem. Sur la place de Sion, il allait à la rencontre de jeunes d’extrême droite pour tenter de les dissuader de harceler des Palestiniens. Il a également formé des milliers de policiers à des méthodes d’intervention non-violentes et encouragé l’apprentissage de l’arabe par les Israéliens. Mais, le 21 juillet, cet ancien chercheur en neurosciences a quitté Jérusalem pour l’Italie avec un billet sans retour.

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