Jamel Debbouze révèle l’origine de son handicap au bras : ce terrible accident qu’il a eu à 14 ans
Le 17 janvier 1990, Jamel Debbouze n’a que 14 ans lorsque tout bascule à la gare de Trappes. Happé par un train, l’adolescent est grièvement blessé et perd l’usage de son bras droit. Plus de trente-six ans aprè...
Le 17 janvier 1990, Jamel Debbouze n’a que 14 ans lorsque tout bascule à la gare de Trappes. Happé par un train, l’adolescent est grièvement blessé et perd l’usage de son bras droit. Plus de trente-six ans après cet accident, l’humoriste de 51 ans revient sur cette période dans un entretien accordé à Élisa Tovati pour son livre Merci pour le non – Et si nos échecs étaient nos chances ?, attendu le 21 octobre 2026.
Il y raconte notamment les mois passés à l’hôpital, son passage en fauteuil roulant et cette urgence presque physique de reprendre une vie normale. Jamel Debbouze résume aujourd’hui cette période avec une phrase qui lui ressemble : "Derrière tout drame, il y a une bonne nouvelle". Chez lui, cette bonne nouvelle a pris la forme d’un retour très rapide au mouvement, et surtout à la danse.
Jamel Debbouze : deux ans d’hôpital après son accident !
La convalescence a pourtant été longue. "J'ai été en fauteuil roulant pendant quelque temps. J'étais à l’hôpital pendant deux ans, donc j’ai eu le temps de m’acclimater à cette idée", confie l'artiste qui a fêté ses 51 ans avec une pluie de célébrités. Son bras droit reste paralysé, mais il refuse rapidement de faire de cet accident le centre de sa vie. Ni prothèse, ni allocation spécifique pour travailleurs handicapés : il choisit de continuer avec ce corps devenu différent.
À sa sortie, il revient presque immédiatement au hip-hop, qu’il pratiquait déjà avant l’accident. "Très vite, je suis sorti et le premier truc que j’ai fait, c’est de la danse. Je dansais déjà avant, du hip-hop, et derrière, le truc c’était de reprendre. Tu dois être vivant ! Impossible de s’arrêter", raconte-t-il. Pas de grand discours, juste une envie très concrète de retrouver ses gestes, son énergie et ses repères.
"Je ne me suis jamais posé une seule seconde la question"
Avec le recul, Jamel Debbouze reconnaît qu’il n’a jamais vraiment calculé ce que ce handicap pourrait changer dans son avenir. "Je ne me suis jamais posé une seule seconde la question de ce que ça pouvait avoir comme poids", explique-t-il. À l’époque, son réflexe n’est pas de mesurer ce qu’il a perdu, mais de chercher comment continuer avec ce qu’il lui reste.
Il avait déjà raconté cette réaction en 2019 : "Le jour où on m'a appris que je ne bougerais plus le bras, j'ai tout de suite demandé au docteur s'il pouvait me prêter son stylo pour écrire de la gauche. [...] Et je me suis mis à danser tout de suite. C'était une manière de nier que j'étais freiné ou diminué, ou que je ne pouvais pas faire comme les autres, c'était impensable". Ce qui frappe aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’accident, mais la vitesse avec laquelle l’adolescent a voulu reprendre la main sur sa propre histoire.
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