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« J’avais envie de créer mon propre monde » : à seulement 13 ans, une jeune Cannettane édite un roman fantastique aux éditions Beaudelaire

Olivia Moneïra a publié aux éditions Beaudelaire, en novembre 2026, son premier ouvrage: « Rêve tornade ». Un premier roman pour cette jeune fille passionnée de fantastique et pour qui les livres ont été une échappatoire, notamment dans une période difficile de sa vie.

« Les livres ont toujours été une échappatoire pour moi, lance Olivia Moneïra, 14 ans. Je lis beaucoup, notamment du fantastique comme Eragon, Gardiens des cités perdues ou Harry Potter. Et j’ai toujours eu envie de créer mon propre monde. » Alors, quand à 12 ans elle tombe malade et qu’elle ne peut plus aller à l’école, elle commence à écrire. « Je me suis posée face à un ordi, et ce qui a été étonnant c’est que quelques mois après j’ai terminé mon histoire », explique la jeune fille.

Le tome 1 de Rêve tornade voit donc le jour. Un roman fantastique qui raconte l’histoire d’Irma, qui vit à Floraville, une ville où chaque adolescent développe un pouvoir floral. Mais un seul don est interdit : celui de la fleur de Gio, et tout se complique pour Irma le jour où son demi-frère surgit dans sa vie, et où sa meilleure amie déclenche le fameux don interdit« Je trouvais que c’était un peu cliché si c’était Irma qui déclenchait ce don », commente Olivia.

Pour écrire cette histoire, elle s’est inspirée de sa vie, mais aussi de ses rêves, de tous les livres qu’elle a lus, de toutes les séries qu’elle a vues, et de son imagination. Résultat : un premier roman jeunesse réussit pour Olivia, édité aux éditions Baudelaire. « Je n’ai pas du tout écrit cette histoire en pensant qu’il y avait quelqu’un qui allait me lire, explique la jeune fille. Au départ, j’ai écrit pour m’évader. »

Et c’est sa mère qui a eu l’idée d’envoyer le manuscrit à des maisons d’édition. « C’est un monde que l’on ne connaît pas, mais ça ne coûtait rien d’essayer, explique cette dernière. On l’a fait quand elle commençait à aller beaucoup mieux, quand elle recommençait à être de nouveau totalement scolarisée, et que si on essuyait un refus, on pouvait mieux le gérer. »

« Que les quelques romans qui sont vendus fassent plaisir aux gens »

Finalement, ce n’est pas une mais plusieurs maisons d’édition qui ont répondu favorablement, au bout d’une semaine seulement. « J’espérais, mais je ne pensais pas du tout que ça allait se faire… C’est un très joli cadeau de la vie », se réjouit sa mère.

« Je suis déjà contente d’être éditée, glisse Olivia. Après, je m’en fiche si le livre se vend à 3 millions d’exemplaires ou non. Je veux juste que les quelques romans qui sont vendus fassent plaisir aux gens. » Qu’ils aident ses lecteurs, comme les livres ont pu aider Olivia tout au long de sa vie. « La lecture, ça permet d’oublier ses problèmes, d’avoir aussi parfois plus de facilité à appréhender la vie. Ça permet de grandir. Et en fonction des livres qu’on lit, il y a beaucoup de leçons à en tirer… »

Une autre histoire en cours d’écriture

Dans Rêve tornade, et notamment grâce au personnage de la meilleure amie d’Irma, Olivia aborde certaines injustices : « On ne devrait pas être punie pour quelque chose qu’on ne choisit pas. Par exemple, il y a des gens qui ne choisissent pas leur milieu de naissance, et qui en sont parfois un peu lésés, même s’ils sont très intelligents… »

Si, pour le moment, elle ne s’est pas encore penchée sur l’écriture du tome 2 - « Je ne me sens pas trop inspirée » -, Olivia planche actuellement sur une autre histoire, « que j’aime beaucoup, et qui se passe à moitié dans les années 80 ». Et s’astreint à écrire 30 minutes par jour. « C’est drôle à voir, lance sa mère, parce qu’elle rit et pleure devant son écran. »

« Oui c’est cathartique », sourit Olivia. Qui « s’amuse aussi beaucoup » à écrire. Et ça, c’est finalement le plus important.

Rêve tornade, 144 pages, 14,50 euros. À commander en librairie ou à retrouver en ligne (Fnac, Cultura…).