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“J’ai pleuré du début à la fin”: la DH a été à la rencontre des fans belges de Céline Dion à Paris

Ce samedi 12 septembre, la star démarrait sa tournée parisienne. Un moment attendu depuis des années par ses fans qui l'ont suivie à travers la capitale, de son prestigieux hôtel à La Plénitude Arena.

Il est à peine passé 9 heures à Bruxelles-Midi que les premiers signes sont là. Sur le quai, au milieu des voyageurs chargés de valises, quelques t-shirts et accessoires ne trompent pas : aujourd'hui, direction Paris pour assister au coup d'envoi de la tournée parisienne de Céline Dion.

Deux amies, l'une Bruxelloise, l'autre Liégeoise, ont leur ticket en poche depuis avril. Elles n'auraient raté ce rendez-vous pour rien au monde. "C'était une chance qu'elle soit à nouveau en concert, on ne voulait pas louper ça", lancent-elles.

Dans le train, ça parle chansons, retour tant attendu, concert qui approche. Ça chantonne aussi. L'impatience est déjà là.

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Face à son hôtel

Il est environ 13h30 lorsque nous arrivons devant le Royal Monceau, hôtel où elle réside le temps de ses concerts à Paris. Le nombre de personnes présentes devant l'établissement oblige les policiers à barrer l'accès à la route. Téléphones en main, tous scrutent la moindre porte, le moindre mouvement déclenche une vague d'excitation.

Ils chantent, l'appellent. Et puis, soudain, elle apparaît. Lunettes de soleil vissées sur le nez, chignon, la chanteuse prend le temps. Elle regarde la foule, lui adresse des signes, envoie des baisers. Elle accepte même une pomme d'amour offerte par le fan-club belge Red Heads.

Dehors, c'est la folie. Certains fans grimpent sur les voitures pour tenter de mieux apercevoir leur idole. Ça crie, ça chante, ça joue de la musique. "On se revoit tantôt Céline, je t'aime !", lance une fan.

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Quand la voiture s'éloigne, les cris laissent place à l'émotion. Certains pleurent. "Je ne pensais pas avoir autant d'émotion. […] Le cœur bat, de la voir en vrai c'est extraordinaire", confie Nathalie, fan originaire de Loverval.

Mathieu, Bruxellois et membre du fan-club Red Heads, avait soigneusement choisi son emplacement. Depuis 9 heures du matin, il attend en face de la sortie de l'hôtel et a pu voir Céline de très près. Son t-shirt "Céline Je t'aime" résume sa passion. "Je suis fan depuis l'album "D'eux". Mon premier concert, c'était en 2008 et depuis je n'ai pas arrêté", déclare le fan.

Céline est partout

Quelques heures avant le concert, La Défense a déjà changé de visage. À la station RER située au pied de la salle, le traditionnel panneau "La Défense" laisse place à un immense "Céline". Sur les escalators, même constat. "Céliiiiiiiiiine" accompagne les usagers. Impossible de l'oublier : à partir de ce soir, c'est elle la patronne des lieux.

Les bars et restaurants des alentours l'ont bien compris aussi. Affiches, messages, décorations : chacun profite de l'arrivée des dizaines de milliers de fans. Et ceux-ci viennent de loin. Très loin parfois. Sonia vient de Québec, la ville de Céline. Elle porte un foulard aux couleurs du drapeau québécois et un t-shirt sur lequel on peut lire : "Quand je bois, je deviens Céline". "Ce n'est pas la première et ce n'est pas la dernière fois que je viens la voir", dit-elle. "Céline, c'est notre saint, notre patrimoine québécois."

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Des sommes folles dépensées

Une fois sur l'esplanade, impossible de passer à côté des stands de merchandising. Et les fans ne se privent pas. T-shirts, souvenirs, objets à l'effigie de la star : les sacs se remplissent à vue d'œil. Même les gobelets "Céline Dion Paris 2026", vendus 4 euros, connaissent un véritable succès.

Toutes les générations sont représentées. Manon et sa maman ont fait le déplacement depuis la Normandie. Elles ont décroché leurs places au dernier moment. Pour assister au concert, elles ont déboursé pas moins de 400 euros chacune. Avec le shopping effectué sur place, l'addition atteint les 500 euros par personne.

Mindy et Carine, sa maman, sont Belges. Chez elles, la passion pour Céline se transmet de mère en fille. "On l'écoute souvent. Tous les jours parce que plein de chansons rappellent des souvenirs", dit Carine, émue. Une passion qui a un prix. "On est environ à 1000 euros pour venir voir Céline", dit Carine. Mais la dépense ne lui fait pas regretter le déplacement. "Ce n'est pas grave. On ne vit qu'une fois, il faut en profiter."

35.000 fans et des guests prestigieux

À l'intérieur de la salle, les 35.000 spectateurs prennent progressivement place. Dans le carré d'or, plusieurs personnalités sont venues assister au grand retour parisien de la diva. De Michelle Obama à Aya Nakamura en passant par Michel Drucker, Gabriel Attal, Iris Mittenaere, Oprah Winfrey, Thomas Pesquet, Nabilla, Camille Cottin ou encore François Damiens.

La salle est pleine. L'attente, interminable. La diva aura finalement une heure de retard. Mais après des années d'attente, personne ne semble vraiment lui en vouloir.

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"The Queen is back"

Lorsque les spectateurs ressortent, l'esplanade ressemble à une immense cour de récréation. Ça parle fort, ça refait le concert, ça compare les moments forts. Et surtout, ça sourit.

On retrouve Mathieu. Il a encore les yeux marqués par l'émotion. "J'ai pleuré du début à la fin. C'est un retour incroyable. Le Phoenix renaît de ses cendres, lance le Belge qui a constaté un changement dans la voix de la chanteuse. Elle a une voix exceptionnelle et différente, c'est vrai. Il y a des imperfections, de la fragilité, plus d'émotion. The Queen is back. Toutes les autres, elles peuvent aller se rhabiller."

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