“J’ai inhalé un cafard”: des Niçois vivent un calvaire à cause de leur voisin atteint du syndrome de Diogène
Situation cauchemardesque pour des habitants d'un immeuble à Nice. Ils supportent punaises de lit, cafards, blattes depuis plusieurs années maintenant. La raison: un voisin atteint d'un trouble du comportement, le syndrome de Diogène.
Situation cauchemardesque pour des habitants d'un immeuble à Nice. Ils supportent punaises de lit, cafards, blattes depuis plusieurs années maintenant. La raison: un voisin atteint d'un trouble du comportement, le syndrome de Diogène.
Sur le balcon de l'immeuble, déchets à foison, objets en tout genre et cafards par milliers, règnent ensemble dans cet espace.
Pour les voisins de ces personnes atteintes du syndrome de Diogène, la cohabitation est un calvaire. Car les odeurs sont aussi bien présentes chez eux et dans les parties communes.
"On a le problème des bêtes, des punaises de lit, des odeurs aussi", témoigne Sami Abed, habitant d'un immeuble infesté de parasites à Nice.
Sur le même palier, la colère et le dégoût rongent Laurie-Anne: "moi je suis en télétravail à 100%, je suis asthmatique, j'avais besoin de ma ventoline, et j'ai inhalé un cafard. Ça a été une grosse crise d'angoisse juste après".
Un constat accablant
À la suite de cette histoire, elle obtient une ordonnance du juge autorisant la venue d'un huissier. Et le constat est accablant: "le logement est extrêmement encombré par de très nombreux effets personnels (...) à tel point qu'il est difficile de s'y déplacer. Je constate qu'une forte odeur nauséabonde de poussière, de crasse et de tabac s'échappe de l'appartement", poursuit le commissaire de justice.
Mais les années passent et la situation n'évolue pas. "Le syndic a obtenu une ordonnance pour faire débarrasser l'appartement et le traiter. C'était en septembre 2025, on est en août 2026, et elle n'est toujours pas exécutée..", déplore Laurie-Anne.

Pour Maitre Darmon, avocat au barreau de Nice, il serait nécessaire de saisir le juge de l'exécution: "il y a toujours la possibilité de mettre une astreinte pour contraindre, finalement, la personne récalcitrante à exécuter le jugement".
Épuisés par la situation, Sami et Laurie-Anne envisagent de déménager si aucune solution n'est trouvée prochainement et rapidement.