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“J’ai 15 hectares qui partent en fumée !” : à Lège-Cap Ferret, l’angoisse des habitants devant la progression des flammes

A Lège-Cap-Ferret, en Gironde, les flammes atteignent désormais les habitations. Les maisons les plus exposées ont été évacuées, tandis que des habitants restent confinés chez eux, jeudi 23 juillet. Toute la journée, ils ont scruté la fumée et le ballet des avions bombardiers d'eau, avec la crainte de devoir partir à leur tour.

Publié le 23/07/2026 21:18

Mis à jour le 23/07/2026 21:26

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Article rédigé par France 2 - N. Poitevin, A. Morel, A. Didier - Édité par l'agence 6Medias

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A Lège-Cap-Ferret, en Gironde, les flammes atteignent désormais les habitations. Les maisons les plus exposées ont été évacuées, tandis que des habitants restent confinés chez eux, jeudi 23 juillet. Toute la journée, ils ont scruté la fumée et le ballet des avions bombardiers d'eau, avec la crainte de devoir partir à leur tour.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Lorsque nous entrons dans un quartier de Lège-Cap-Ferret (Gironde), les gendarmes évacuent les derniers résidents, dont un couple. "On a peur", confie l'épouse, tandis que son conjoint confie avoir arrosé leur maison. "J'ai arrosé tout le tour, mais j'ai des arroseurs partout." "Je viens de le disputer pour qu'il s'en aille, parce qu'il ne veut pas partir !", désespère sa compagne.

Difficile de lui faire entendre raison. Cet habitant s'est préparé au pire et il tente de préserver son terrain des flammes avec les moyens du bord. "Si ça arrive là, c'est mort. Il y a tout qui brûle", nous indique-t-il en pointant son jardin. Il précise protéger "15 ans" de travail dans sa maison, dans laquelle il a "tout fait", explique-t-il.

Il faut faire vite, car les flammes se rapprochent dangereusement. Quelques maisons plus loin, elles sont là, bien visibles, juste derrière les clôtures. Une lutte acharnée des pompiers : six camions sont sur place. La gorge nouée, Jean-Jacques Goubet, un propriétaire forestier, est révolté : "Oui, je suis en colère ! Là, j'ai 15 hectares qui partent en fumée, et donc, je suis navré, mais je n'ai pas le moral."

Tout le quartier est désormais envahi par la fumée et pourtant, sur le chemin du retour, nous croisons notre premier interlocuteur : "Je ne suis pas parti", nous confirme-t-il, en plein arrosage de la pelouse. "Je n'ai pas de risque, là", assure-t-il.

A 17 h 45, un officier a le dernier mot et nous prie de quitter les lieux. Les habitants s'en vont sans savoir dans quel état ils retrouveront leur habitation.

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