Israël n’a pas accepté le plan pour Gaza de Donald Trump
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé qu'Israël n'avait pas accepté la dernière feuille de route pour la bande de Gaza, même après avoir reçu l'assurance qu'un retrait israélien du terri...
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé qu'Israël n'avait pas accepté la dernière feuille de route pour la bande de Gaza, même après avoir reçu l'assurance qu'un retrait israélien du territoire palestinien n'interviendrait qu'après le désarmement complet du Hamas.
Le mouvement islamiste a lui répété mercredi avoir approuvé la feuille de route annoncée par Donald Trump, qui porte sur la deuxième étape de son plan de paix et qui lie le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes de Gaza.
À la suite d'inquiétudes d'Israël, notamment de ministres d'extrême droite, et à l'issue d'une rencontre lundi avec Benyamin Nétanyahou, le Conseil de paix mis en place par M. Trump lui a assuré que l'armée israélienne ne se retirerait pas avant le désarmement complet du Hamas.

Des militants armés et cagoulés du Hamas devant des gravats à Gaza.
Photo : Getty Images / AFP/OMAR AL-QATTAA
L'équipe de Donald Trump nous a envoyé un projet, que nous n'avons pas accepté : ce n'est pas notre projet. Nous leur avons transmis nos commentaires, a cependant déclaré M. Nétanyahou dans une vidéo publiée mardi soir sur ses réseaux sociaux.
Le président américain est notre plus grand ami, l'un des plus grands amis qu'Israël ait eus à la Maison-Blanche, a-t-il dit mercredi lors d'une cérémonie.
Mais l'existence d'Israël n'est pas sujette à négociation, a-t-il ajouté.
Le chef d'état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a indiqué mercredi, d'après un communiqué, que son armée continuerait d'agir de façon proactive dans la bande de Gaza, dont elle occupe plus de 60 %.

Le chef d'état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / ABIR SULTAN / AFP
Nous ne permettrons pas qu'une menace se forme à nos frontières, comme celle que nous avons connue le 7 octobre, a dit M. Zamir, lors d'une visite à ses troupes dans la bande de Gaza.
L'annonce de la feuille de route est survenue alors qu'Israël se prépare à des élections législatives en octobre, un scrutin largement considéré comme un référendum sur l'héritage du premier ministre sortant, candidat à un nouveau mandat.
Les derniers sondages montrent qu'une majorité d'Israéliens souhaitent son départ, portés par la colère liée aux défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas, qui ont déclenché la guerre à Gaza.

Un militant de gauche israélien, déguisé en Benyamin Nétanyahou et brandissant une photo de Donald Trump ainsi que le drapeau américain, manifeste à Tel-Aviv contre la guerre et contre le gouvernement israélien le 25 avril 2026. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Jack Guez (AFP)
Le premier ministre israélien devait réunir mardi le cabinet de sécurité, mais le rendez-vous a été ajourné à jeudi, selon les médias israéliens, en raison de la campagne pour les primaires au sein de son parti de droite, le Likoud.
Côté Hamas, le porte-parole du mouvement, Hazem Qassem, a déclaré mercredi dans un communiqué être parvenu à un accord avec les factions palestiniennes sur la feuille de route pour la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu, après que son mouvement l'avait déjà acceptée vendredi.
Il a par ailleurs appelé l'administration américaine ainsi que le représentant du Conseil de paix, Nicolaï Mladenov, à exercer une pression réelle afin de contraindre le gouvernement de l'occupation [Israël, NDLR] à respecter l'accord.
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