thejournalofsierraleonestudies.com

INFO BFMTV. Colère des lyéens: 5.060 gardes à vue recensées depuis le début du mouvement

Les manifestations étudiantes à l'échelle nationale et les violentes émeutes dans les établissements scolaires ont entraîné plus de 5.000 arrestations à travers la France. Parmi ces interpellations, 1.802 personnes font l'objet de poursuites judiciaires.

Publié aujourd'hui à 20h19

Lire dans l'appBFM

Alexandra Gonzalez Ilyana Hamiti

 Des élèves du lycée Turgot manifestent et bloquent leur établissement le 5 octobre 2026 à Paris, en France. Les manifestations étudiantes à l'échelle nationale et les violentes émeutes dans les établissements scolaires ont perturbé plus de 700 établissements secondaires et entraîné environ 5 000 arrestations à travers la France.

Des élèves du lycée Turgot manifestent et bloquent leur établissement le 5 octobre 2026 à Paris, en France. Les manifestations étudiantes à l'échelle nationale et les violentes émeutes dans les établissements scolaires ont perturbé plus de 700 établissements secondaires et entraîné environ 5 000 arrestations à travers la France. - Tom Nicholson/Getty Images

Les manifestations étudiantes à l'échelle nationale et les violentes émeutes dans les établissements scolaires ont entraîné plus de 5.000 arrestations à travers la France. Parmi ces interpellations, 1.802 personnes font l'objet de poursuites judiciaires.

5.060 personnes, dont 87% de mineurs (4.406), ont été placées en garde à vue depuis le début des violences et 14 placements en détention provisoire ont été ordonnés, en marge du mouvement des lycéens qui a commencé mi-septembre, a indiqué ce lundi 5 octobre la Chancellerie dans un communiqué à BFMTV.

"À ce stade, 1.802 personnes font l'objet de poursuites: 319 majeurs (soit près d'un majeur placé en garde à vue sur deux) et 1.483 mineurs (soit environ un mineur placé en garde à vue sur trois)", peut-on lire sur le communiqué.

"Depuis plusieurs jours des scènes de violences urbaines d'une particulière gravité se déroulent en marge du mouvement de protestation lycéen", selon le ministère, qui dénonce des "violences inacceptables" contre les forces de l'ordre et les personnels de l'Éducation nationale, et des dégâts matériels de "plusieurs millions d'euros".

Gérald Darmanin "réaffirme enfin son soutien à l’autorité judiciaire"

Le mouvement des lycéens, qui réclament notamment de meilleures conditions et des moyens supplémentaires pour l'enseignement, est parti mi-septembre de région parisienne avant de s'étendre en France.

placeholder video

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin s'entretiendra de nouveau mardi matin avec l'ensemble des procureurs généraux, après une première réunion la semaine dernière au cours de laquelle il avait demandé un renforcement de la réponse judiciaire face aux violences, a par ailleurs indiqué la Chancellerie.

Gérald Darmanin "réaffirme enfin son soutien à l’autorité judiciaire, aux forces de l’ordre, personnels de l’Éducation nationale et élus victimes de violences ou de menaces dans l’exercice de leurs fonctions", peut-on également lire dans le communiqué de la Chancellerie.

Plusieurs mineurs blessés à la suite d'interventions des forces de l'ordre

En parallèle de ces gardes à vue, plusieurs jeunes ont été gravement blessés à la suite d'interventions des forces de l'ordre face aux violences en marge du blocage des lycées.

Au moins quatre enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN, la "police des polices", pour des blessures sur mineurs, à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise), Tours (Indre-et-Loire), Argenteuil (Val-d'Oise) et Lens (Pas-de-Calais).

Deux autres enquêtes de l'IGPN sont en cours pour des faits survenus à Sevran et Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis.

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) a dénoncé "une dérive globale par rapport à l'État de droit", lors des interventions des forces de l'ordre face aux adolescents.

Sujets liés :