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Infantino nie les accusations de favoritisme, la Fifa dénonce un effort “concerté” pour l’affaiblir

La Fédération internationale de football a dénoncé samedi un effort "concerté et continu" pour affaiblir son président, Gianni Infantino, visé par des accusations de favoritisme du temps où il était à l'UEFA. Ces allégations ont été rapportées vendredi par le quotidien britannique The Telegraph et concernent une employée de l'UEFA avec laquelle il entretenait une relation intime.

Gianni Infantino est un peu plus dans la tourmente. La Fédération internationale de football a dénoncé "un effort concerté et continu de certains pour affaiblir la Fifa et son président", samedi 8 août dans un communiqué, après que des allégations de favoritisme ont été portées contre lui. 

"Des informations publiées récemment comportaient des affirmations non étayées et des allégations manifestement fausses concernant la Fifa et son président. Les spéculations et les insinuations ne doivent pas être présentées comme des faits et la répétition d'une allégation ne la rend pas vraie", poursuit l'instance, sans préciser lesquelles.

Selon un article du journal britannique The Telegraph publié vendredi soir, Gianni Infantino, fortement contesté depuis le retrait de son projet d'ouverture à des investissements privés fin juillet, fait l'objet d'accusations de favoritisme, du temps où il était à l'UEFA.

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D'après le quotidien britannique, l'Italo-Suisse de 56 ans, secrétaire général de la confédération européenne de 2009 à 2016, a usé de son pouvoir pour assurer la promotion d'une employée de l'UEFA avec laquelle il entretenait une relation intime.

Selon cet article, Gianni Infantino a nié catégoriquement ces allégations. Contactée samedi par l'AFP, la Fifa, elle, n'a pas encore répondu. 

Selon le Telegraph, qui ne cite pas ses sources, cette employée, après avoir été un temps promue à l'UEFA, a touché une "indemnité à six chiffres" validée par Gianni Infantino au moment de son départ – à une année non précisée –, en plus du paiement de frais de scolarité dans une école de commerce à hauteur d'environ 50 000 euros.

Contacté par l'AFP, l'UEFA a admis "qu'un paiement" avait été effectué à ce moment-là, "assorti du règlement des frais pour un cursus MBA dans une école de commerce locale". Mais "ce paiement était conforme aux règles alors en vigueur pour le personnel quittant l'organisation", a souligné l'UEFA.

Appels à démissionner

Dans son communiqué, la FIFA assure qu'elle "accueille favorablement tout examen critique légitime". "Mais cet examen ne saurait autoriser à déformer les faits, à amplifier des allégations non étayées ou à créer artificiellement des éléments de distraction destinés à entraver les progrès accomplis", dit-elle.

Gianni Infantino, candidat à sa succession à la tête de la Fifa en mars prochain, est embourbé dans une crise depuis la divulgation fin juillet de son projet controversé, et finalement abandonné, d'ouverture de la Fifa à des investisseurs privés.

Il est notamment contesté par l'UEFA, qui a maintenu jeudi sa menace de boycott des Coupes du monde, jugeant insuffisant le seul retrait du projet controversé.

Vendredi, la Fédération norvégienne de football, en pointe des critiques depuis plusieurs années, a demandé par la voix de sa présidente Lise Klaveness à Gianni Infantino de démissionner.

Dans son communiqué samedi, la Fifa affirme qu'elle "ne soutiendra, ne facilitera ni ne tolérera aucun processus relatif à l'élection du président de la Fifa qui serait contraire à ses statuts, à ses procédures démocratiques ou à son cadre de gouvernance établi."

"Le président de la Fifa a été démocratiquement élu par les associations membres de la Fifa et continue d'exercer ses fonctions en vertu du mandat qu'elles lui ont confié", poursuit l'instance dirigeante du football mondial.

Avec AFP