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Industrie. Orano, fleuron du nucléaire français, s’implante durablement à Dijon

Méconnu du grand public, Orano fait pourtant partie des références mondiales dans le secteur nucléaire. Un acteur spécialisé dans le cycle du combustible, de l’extraction au recyclage, qui a inauguré ce lundi 2...

Méconnu du grand public, Orano fait pourtant partie des références mondiales dans le secteur nucléaire. Un acteur spécialisé dans le cycle du combustible, de l’extraction au recyclage, qui a inauguré ce lundi 20 juillet ses nouveaux locaux situés dans le quartier Valmy à Dijon. Un site dédié à l’ingénierie qui emploie actuellement une cinquantaine de salariés. Et qui devrait en accueillir une centaine d’ici quelques mois, l’entreprise connaissant un fort développement.

Répartis sur deux étages dans le nouvel immeuble Pepper, à deux pas du Zénith de Dijon, les locaux dijonnais d’Orano sont ultra-sécurisés et divisés en deux plateaux distincts. Avec une équipe consacrée aux missions confiées par le CEA Valduc (commissariat à l‘énergie atomique et aux énergies alternatives), l’un des principaux clients d’Orano dans la région. Et une équipe qui planche sur les autres projets internes du groupe, dont le programme Aval du futur , qui vise à prolonger la durée de vie de l’usine de retraitement de la Hague et de l’usine de Melox, dans le Gard, au-delà de 2040.

« Une région qui possède une histoire industrielle et un écosystème autour du nucléaire »

Pour cette occasion, Guillaume Dureau, directeur des projets, du département recherche et développement, de l’innovation et des nouvelles activités du groupe, a insisté sur le choix stratégique d’Orano en s’implantant à Dijon. Dans une région qui compte déjà de nombreux acteurs de la filière nucléaire, de Framatome à Vallourec en passant par le CEA Valduc et EDF.

« Le choix de nous implanter à Dijon s’est appuyé sur les nombreux atouts de la région Bourgogne-Franche-Comté. Une région qui possède une histoire industrielle, notamment dans le nucléaire, mais aussi des écoles, des universités, des centres de recherche et un écosystème. Dijon occupe donc une place particulière dans notre stratégie. Ici, nous souhaitons développer un centre de compétences », a-t-il insisté.

Guillaume Dureau, directeur des projets, du département recherche et développement, de l’innovation et des nouvelles activités du groupe Orano.   Photo Emma Buoncristiani

Guillaume Dureau, directeur des projets, du département recherche et développement, de l’innovation et des nouvelles activités du groupe Orano.   Photo Emma Buoncristiani

Un site dijonnais dédié à l’ingénierie et au sein duquel sont conçues la plupart des boîtes à gants qu’Orano imagine pour ses clients. Des espaces entièrement hermétiques qui permettent de manipuler des matières dangereuses sans contact avec l’extérieur, comme le plutonium, principal combustible nucléaire en France.

Le CEA Valduc fait partie des principaux clients

Dans son nouvel espace, l’entreprise a même aménagé une salle de réalité virtuelle, qui permet aux opérateurs spécialisés dans la manipulation de ces matières dangereuses, comme ceux qui travaillent au CEA Valduc, de venir s’entraîner dans des conditions proches du réel et sans risque.

« Nous avons démarré à Dijon fin 2023, avec l’ouverture d’un premier bureau. Et notre ambition, désormais, est de développer un pôle d’ingénierie afin de renforcer notre présence auprès de notre client, le CEA Valduc. Mais aussi de pouvoir accompagner les grands projets industriels que nous avons dans les cartons », a précisé Guillaume Dureau.

L’un des trois leaders mondiaux dans son domaine d’activité

« L’année 2026 est particulière pour Orano, puisque nous fêtons nos cinquante ans d’existence. Depuis, les femmes et les hommes qui composent Orano développent des savoir-faire industriels absolument uniques, au service de la filière nucléaire française et internationale. Orano fait partie des trois leaders mondiaux du cycle du combustible nucléaire. Nous avons un concurrent russe et un concurrent chinois. Nous intervenons à chaque étape, de la mine à la première transformation, en passant par le recyclage. Nous récupérons 96 % de matière valorisable et 10 % de l’électricité que nous consommons en France est issue du plutonium Mox (combustible constitué de 8,5 % de plutonium et de 91,5 % d’uranium appauvri, NDLR). Nos clients sont les électriciens nucléaires, et aussi les organismes de recherche et les industriels de la filière. À travers nos activités, nous contribuons à plusieurs enjeux majeurs : produire une énergie bas carbone, pilotable, pour renforcer la souveraineté énergétique de notre pays. L’objectif est de préserver les ressources à l’aide du recyclage, mais aussi soutenir d’autres types de développements, comme la médecine nucléaire à travers notre filiale Orano Med. Ou encore sur les matériaux actifs de cathode destinés aux batteries des véhicules électriques. »

Dijon occupe donc une place particulière dans notre stratégie. Ici, nous souhaitons développer un centre de compétences.

18 500

Comme le nombre de collaborateurs que compte le groupe Orano dans le monde. Parmi eux, quelque 3 000 travaillent pour le département d’ingénierie, dont ceux du site de Dijon. Des ingénieurs implantés dans 25 sites à travers le monde (au Royaume-Uni et au Japon notamment), dont 21 en France.