Incendies : l’hypothèse d’actes volontaires envisagée dans le Var, 402 interpellations en France
"L'hypothèse de mises à feu volontaires est sérieusement envisagée" dans la reprise de l'incendie qui a démarré vendredi dans le Var, a indiqué mardi le parquet de Draguignan. Au total, 402 personnes ont été interpellées en lien avec les incendies en France depuis le début de l'été, a annoncé pour sa part le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Les investigations sur les causes de l'incendie en cours dans le Var se poursuivent et "l'hypothèse de mises à feu volontaires est sérieusement envisagée", a annoncé mardi 4 août le parquet de Draguignan, précisant que des enquêtes avaient été ouvertes pour déterminer l'origine de 24 départs de feu dans sa juridiction.
Depuis le 24 juillet, "six départs de feux avec une intervention humaine ont été recensés sur le secteur du Gros Bessillon", a de son côté indiqué mardi le préfet du Var lors d'un point-presse. Il a en outre appelé les témoins de "comportements suspects ou de présences inhabituelles" à contacter les autorités locales.
Mardi, plus de 1 000 pompiers étaient toujours mobilisés sur le front de cet incendie, pour l'heure contenu après avoir parcouru 1 850 hectares. Il fait suite à un premier sinistre qui avait calciné 4 500 hectares de végétation entre le 21 et le 28 juillet.
"C'est le feu le plus long qu'il y a eu dans le Var depuis que nous avons des archives sur les feux de forêt et de végétation", a indiqué mardi Laurent Nuñez lors d'un point-presse. Le ministre de l'Intérieur a indiqué que l'incendie du Gros Bessillon "a parcouru au total 6 350 hectares dont 1 850 depuis que le feu s'est réactivé le 31 juillet".
"L'inquiétude demeure", a-t-il poursuivi, alors que le Var reste en vigilance orange canicule et que le mistral est attendu jeudi.
Dans la même zone du centre du Var, un homme de 23 ans est soupçonné d'une dizaine de départs de feu volontaires entre le 19 et le 24 juillet, avaient précédemment indiqué le parquet et les gendarmes. Arrêté le 25 juillet, il a été mis en examen et placé en détention provisoire.
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14 540 feux ou départs de feu depuis le début de l'été
Au total, 402 personnes ont été interpellées en lien avec les incendies en France depuis le début de l'été, avait indiqué le ministre de l'Intérieur lors d'un point de situation au Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) place Beauvau à Paris.
Sur ces personnes interpellées, dont 156 sont mineures, "36 sont en détention, soit qu'elles aient été condamnées, soit qu'elles soient en attente de jugement", a précisé Laurent Nuñez.
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Au total, "depuis le début de la saison, nous en sommes à 14 540 feux ou départs de feu" pour une superficie "brûlée" de "120 000 hectares", a-t-il encore indiqué, assurant toutefois que "la situation s'améliore".
Les autorités gardent tout de même un œil sur plusieurs zones, le ministre de l'Intérieur citant le pourtour méditerranéen, la vallée du Rhône ou encore l'Ouest, avec un départ de feu dans le Morbihan.
"On reste évidemment extrêmement vigilants puisque les conditions climatiques restent favorables aux déclenchements d'incendies", a-t-il détaillé. Météo-France a maintenu 13 départements en vigilance orange canicule pour la journée de mercredi (contre 16 mardi), dont la Drôme, où un feu ayant débuté lundi a déjà parcouru 280 hectares, selon le ministre.
Neuf départs de feu sur dix sont d'origine humaine, la foudre comptant une grosse part pour les 10 % restants. Les plus gros incendies de la saison en France sont néanmoins d'origine accidentelle, selon les premiers éléments d'enquête.
Avec AFP