Incendie dans les Pyrénées-Orientales : les salariés autorisés à travailler le dimanche pour relancer les entreprises impactées par le feu
Un arrêté préfectoral permet aux entreprises touchées par l’incendie de Trévillach de faire travailler leurs salariés le dimanche pendant cinq semaines consécutives. C’était une dem...
Un arrêté préfectoral permet aux entreprises touchées par l’incendie de Trévillach de faire travailler leurs salariés le dimanche pendant cinq semaines consécutives.
C’était une demande de Laurent Gauze, le patron de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales, afin de soutenir l’activité économique des entreprises impactées par l'incendie survenu depuis le 5 juillet dans le secteur de Trévillach et qui s’était propagé au-delà d’Ille-sur-Têt.
Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, a signé, ce vendredi, un arrêté autorisant, à titre exceptionnel, une dérogation au repos dominical.
Cette dérogation ne concerne pas tous les secteurs d’activité et elle se concentre sur les communes qui ont été concernées par une mesure d’évacuation, une fermeture d’accès ou une restriction de circulation décidée dans le cadre de la lutte contre les incendies qui ont frappé la zone depuis le samedi 4 juillet.
Selon l’arrêté préfectoral, ces entreprises pourront ouvrir les cinq prochains dimanches, dans le respect des dispositions du code du travail relatives aux droits et contreparties accordés aux salariés.
Relancer l'activité économique des entreprises impactées
"Cette mesure a pour objectif de favoriser la reprise de l’activité des commerces et entreprises touchés par les conséquences des incendies", précisait la préfecture des Pyrénées-Orientales.
Les secteurs d’activité concernés sont les suivants :
- tri, conditionnement et emballage de fruits et légumes, dont l’arrêt de l’activité durant la période des incendies a engendré un préjudice à la fois pour l’entreprise et le public ;
- alimentation (commerce alimentaire, entreprise ayant une activité de transformation et de distribution) ;
- logistique et transport de marchandises, dont l’activité conditionne l’acheminement des denrées périssables, des matériaux et des moyens nécessaires à la lutte contre les incendies et à la reprise économique du territoire ;
- activités indispensables à la reprise économique et à la remise en état du territoire sinistré, comprenant les entreprises du secteur agricole et environnemental, les compagnies et cabinets d’assurance, les entreprises de chargement, de déblaiement, d’évacuation des déchets, ainsi que les sociétés du bâtiment et des travaux publics intervenant dans les opérations de sécurisation et de reconstruction.