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Le contenu intéressant de la poubelle de Bart De Wever, les vacances de certains élus politiques dérangent

(Re)Découvrez les trois grandes actualités politiques de la semaine grâce aux Immanquables de La Libre. Cette semaine, on parle des insomnies de Bart De Wever, de l'arme nucléaire qui a été utilisée à Bruxelles et des vacances de certains politiques qui font débat.

Nous voilà, de retour ! Après une pause estivale - plus courte que celle de nos parlementaires (cf. point 2 de ce récap') - les Immanquables de la semaine politique font leur rentrée. Comme l'année dernière, nous vous proposerons tous les vendredis de (re)découvrir les trois grosses actualités qui ont secoué la sphère politique belge. A notre sauce, sous forme de billets qui, on l'espère, vous feront sourire tout en vous briefant sur ce que vous auriez pu rater si, par malheur, vous n'aviez pas ouvert La Libre cette semaine. Bonne lecture !

1) Bart De Wever fait les poubelles

Vous aussi, en été, vous prenez le temps de vous adonner à des activités qui vous semblent incompatibles avec le tourbillon infernal de votre vie quotidienne ? Bouquiner pendant des heures, nager, vous promener, flâner dans des musées... Notre Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), s'est également consacré à une activité peu habituelle à son retour au pays, en cette fin de mois d'août: il a fait les poubelles. On vous rassure, le nationaliste flamand s'est contenté des déchets de son gouvernement. Et il n'était pas question ici de trognons de pommes ou de vieux gobelets de café, mais bien des mesures que l'Arizona avait décidées de mettre définitivement de côté. Et parmi celles-ci, le tabou absolu: la hausse de la TVA. Evidemment, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, est immédiatement monté au créneau : hors de question pour le libéral de mettre en place une telle mesure. "Vous pourrez ressortir ces images", a-t-il lancé sur le plateau de la RTBF, après avoir indiqué qu'il ne céderait pas sur ce qu'il a qualifié de "ligne rouge".

Il y en a un qui, en tout cas, va s'empresser d'effacer cette séquence de sa mémoire. Le chef du gouvernement se triture déjà suffisamment les méninges dans le cadre de cet exercice budgétaire, qui lui donne même des insomnies. "Je ne dors pas bien et je pense beaucoup à ça", a-t-il confié au micro de RTL. Mais ce qui l'inquiète, ce n'est pas tant la tension au sein de l'Arizona, c'est l'impact des mesures qu'il va devoir prendre. "Nous sommes dans une situation où tout le monde va ressentir les conséquences de ce que nous faisons, peu importe comment nous le faisons", a-t-il déjà averti. Après tout, ce sont pas moins de 10 milliards d'euros que doit trouver le Premier ministre... Pas étonnant qu'on le retrouve à faire les poubelles !

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BRUSSELS, BELGIUM - JULY 02 : PM Bart De Wever (N-VA) & Georges-Louis Bouchez (MR) pictured during a plenary session of the Chamber at the Federal Parliament on July 2, 2026 in Brussels, Belgium, 02/07/2026 ( Photo by Didier Lebrun / Photonews
Le Premier ministre, Bart De Wever (N-VA), et le président du MR, Georges-Louis Bouchez, à la Chambre des représentants. ©DLE

2) Certains sont agacés par les vacances de nos représentants politiques

Les vacances semblent déjà bien loin pour de nombreux Belges. Les enfants ont retrouvé le chemin de l'école et leurs parents, celui du travail. Mais, en cette période de rentrée, un village d'irréductibles Gaulois résiste. Ces vaillants gaillards prolongent les congés d'encore quelques semaines, envers et contre tout. Qui sont-ils ? Nos représentants parlementaires. Et cela ne plaît pas à tout le monde, le président d'Anders (ex-Open Vld) en tête. Frédéric De Gucht veut sonner la fin de la récréation bien plus tôt. Aux yeux du libéral, nos élus s'absentent bien trop longtemps, les séances parlementaires s'achevant le 15 juillet et ne reprenant que le quatrième lundi du mois de septembre pour les Flamands, le deuxième mardi du mois d'octobre au fédéral. "Les parlementaires bénéficient en outre des vacances de Noël, de carnaval, de Pâques et d'automne. Pourquoi est-ce nécessaire ?", s'est-il interrogé. "Aucun secteur ne bénéficie de vacances aussi longues, à l'exception de l'enseignement. Et même dans ce secteur, ces deux mois de vacances font aujourd'hui débat." D'autant que, comme le souligne le libéral, des événements importants suscitant le débat auraient pu être abordés par les élus à la Chambre, comme la crise de Ceuta ou l'incendie dans les Hautes Fagnes.

Dans les rangs des différentes assemblées, des dents grincent. Non pas que tous les représentants politiques soient réfractaires à ce que le calendrier soit revu. Ce qu'ils déplorent surtout, c'est la façon erronée dont les libéraux flamands ont présenté la situation. Oui, les séances parlementaires sont suspendues, mais non ils ne se tournent pas les pouces. "On est sur le terrain", a rectifié auprès de la DH Benoît Piedboeuf, chef de groupe MR à la Chambre, qui veut cependant bien que la période de congé soit réduite. "Mais je préfère travailler sur le terrain qu'entendre des parlementaires s'écouter parler dans le vide inutilement." D'autres voient tout de même d'un mauvais œil un raccourcissement des vacances parlementaires. Le président de la Chambre, Peter De Roover (N-VA), a d'ailleurs qualifié la proposition d'Anders de "populiste". Ce qui lui a valu un commentaire au vitriol dans le quotidien flamand Het Nieuwsblad. "Il est tellement dommage de devoir constater, encore et encore, que les responsables politiques restent coupés de la réalité", a fustigé le média. "(...) Des études montrent que la moitié des Belges emportent l'ordinateur portable du travail avec eux lorsqu'ils partent en vacances, soit pendant ces quelque trois semaines de congé. Plus on monte dans la hiérarchie, plus c'est fréquent. La remarque de De Roover doit tout de même être particulièrement difficile à entendre."

Anders' chairman Frederic De Gucht pictured during a statutory congress of Flemish liberals Anders., Saturday 06 June 2026 in Hasselt. The party, known as Open Vld up until January 2026, will choose a new name and discuss it's structure. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK
Le président d'Anders, Frédéric De Gucht, veut réduire les congés parlementaires. ©Belgaimage

3) Georges-Louis Bouchez appuie sur le bouton nucléaire à Bruxelles face au PS

Tous aux abris, les libéraux ont sorti l'artillerie lourde à Bruxelles. Pourquoi ? Pour faire plier le PS dans l'affaire du Foyer Anderlechtois et forcer les socialistes à évincer Lotfi Mostefa. Mais non, le MR n'a pas choisi la violence pour parvenir à ses fins. Le président du parti, Georges-Louis Bouchez, n'a pas pointé un pistolet contre la tempe du socialiste Ahmed Laaouej. Il a préféré activer ce qui s'apparente en politique régionale bruxelloise à "l'arme nucléaire", a appris notre journaliste Adrien de Marneffe ce jeudi. "Nous avons bloqué l'octroi des moyens de la SLRB (Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale). Ils ne recevront pas leurs moyens tant que Lotfi Mostefa est en place au Foyer anderlechtois", a annoncé à La Libre le leader libéral, qui a peu apprécié la réélection de Lotfi Mostefa en août, quelques semaines seulement après la clôture de la commission d'enquête suite aux abus révélés par une enquête de la VRT.

Face à cette menace XXL, vous devez trépigner dans l'attente de la réaction bien mordante du PS. Mais nous allons vous décevoir: pas de duel ou de combat sanglant, les socialistes ont choisi... l'esquive. Les deux partis se retrouvaient ce jeudi lors du premier gouvernement bruxellois de cette nouvelle année scolaire. Mais la question n'a même pas été abordée. Il faut dire que le ministre-président de la capitale, Boris Dilliès (MR), est dans une position délicate puisqu'il doit à la fois assurer la survie de son exécutif, mais également s'inscrire dans la continuité de la démarche de son parti. On peut toutefois s'attendre à ce que le dossier vienne pimenter la vie du gouvernement bruxellois prochainement. "Les ministres MR et PS ont cherché à éviter le conflit pour cette rentrée et à reporter le problème au grand conclave budgétaire des 3 et 4 octobre", a glisse une source à notre journaliste. Pour ceux qui voulaient du sang (au sens figuré, bien entendu), vous risquez d'être servis...

Lotfi Mostefa, l'injustifiable retour

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