Ils représentent “75 milliards d’euros”: Farandou envisage une “réforme de fond” des allègements de charges sur les bas salaires
Le gouvernement a intégré dans son projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 des mesures visant à freiner le coût de ces exonérations de cotisations sociales, qui malgré une réforme en 2025 "demeurent très dynamiques".
Le gouvernement a intégré dans son projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 des mesures visant à freiner le coût de ces exonérations de cotisations sociales, qui malgré une réforme en 2025 "demeurent très dynamiques".
Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou envisage une "réforme de fond" visant les "allègements généraux", les réductions de cotisations patronales sur les bas salaires dont bénéficient les entreprises, a-t-il dit mercredi devant la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.
Le gouvernement a intégré dans son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 des mesures visant à freiner le coût de ces exonérations de cotisations sociales, qui malgré une réforme en 2025 "demeurent très dynamiques", atteignant "un niveau largement supérieur à la période antérieure au choc inflationniste post-covid", selon le projet de loi.
Outre ces mesures, "je pense que je vais prendre l'initiative de mettre en place un groupe de travail sur les allégements généraux", a déclaré Jean-Pierre Farandou, qui était auditionné mercredi par la commission sur le PLFSS.
"Les allégements généraux, c'est à la fois beaucoup d'argent, 75 milliards d'euros, c'est considérable ; c'est un effet sur le coût du travail (en diminuant le coût des bas salaires, NDLR), puisque c'est fait pour ça (...) mais ça a un gros inconvénient, c'est que ça fait une trappe à Smic", a poursuivi le ministre.
"Il y a un effet non voulu qui intervient dans les progressions salariales", a-t-il relevé, ce coût bas n'incitant pas à augmenter les salaires. "D'ailleurs, même le patronat le dit, il est prêt à discuter de ça, discutons-en, regardons comment on peut faire une réforme de fonds", a-t-il ajouté.
"Se mettre autour d'une table" sur les arrêts de travail
Jean-Pierre Farandou a également indiqué qu'il venait d'envoyer aux partenaires sociaux, ce mercredi, un courrier pour les appeler à "se mettre autour d'une table" et trouver un milliard d'euros d'économies sur les arrêts de travail.
Il a par ailleurs défendu le projet du gouvernement de geler totalement ou partiellement en 2027 les pensions de retraite, sauf celles inférieures ou égales à 1.260 euros.
"L'effet cumulé de l'indexation des pensions sur l'inflation depuis 2020 coûte 50 milliards d'euros sur la seule année 2027" et l'effort demandé, de 5,5 milliards d'euros d'économies, "me semble équilibré", a-t-il dit.
Pour l'après 2027, le PLFSS porte "une idée, en germe": "je propose qu'on réfléchisse à un système de négociation annuelle de la revalorisation des retraites", avec les partenaires sociaux, a suggéré Jean-Pierre Farandou.
"Il n'est pas illogique de demander aux entreprises, qui paient les cotisations patronales" et aux syndicats des salariés, "qui paient les cotisations salariales, de participer à ces discussions, (...) le dernier mot restant à l'État, qui prendrait ses responsabilités", a-t-il dit.
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