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“Ils refusent de travailler en non sécurité” : à cause des cas de maltraitance animale, les défenseurs des animaux demandent l’aide des policiers

Grosse inquiétude chez les défenseurs des animaux. Depuis plusieurs jours, les cas de maltraitances animales en Wallonie ne seraient plus pris en charge par les agents de l'Unité Bien-être animal."Ils refusent ...

Grosse inquiétude chez les défenseurs des animaux. Depuis plusieurs jours, les cas de maltraitances animales en Wallonie ne seraient plus pris en charge par les agents de l'Unité Bien-être animal.

"Ils refusent de travailler en non sécurité. Ils continuent à contrôler les agréments des magasins et des refuges mais ils refusent d'aller en première ligne chez des contrevenants potentiellement maltraitants envers les animaux. On leur demande de faire un travail de police sans avoir tout ce qu'il faut pour. Pendant la mission, ils ne sont absolument pas en sécurité", alerte Sophie Locatelli, présidente Refuge Le Rêve d'Abby. "Conséquences : il n'y a pas de saisie car il n'y a pas de contrôle. L'impact sur les animaux qui doivent rester encore chez leur propriétaire maltraitant est énorme."

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Sophie Locatelli est menacée à chaque saisie. "C'est plus que risqué d'aller sur place, on va parfois chez des fermiers armés. Les gens sont toujours agressifs. On est entouré de la police mais parfois elle doit partir sur une autre mission et on se retrouve seul. J'ai déjà eu plusieurs fois peur pour ma vie", confie la présidente du refuge.

Les agents réclament depuis plusieurs années des moyens de défenses : le porter une arme et une prime de risque. "Le travail des agents a pris des proportions importantes ces dernières années dans un contexte où le bien-être animal préoccupe de plus en plus. C'est un travail de police avec la difficulté d'intervenir au domicile privé ou dans un endroit qu'on ne maîtrise pas", développe Bruno Cardinal, coordinateur de l'UBEA. "Une analyse de risque sur la nécessité ou pas de donner des moyens de défense actifs aux agents est en route."

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En attendant, les plaintes pour maltraitances seraient renvoyées vers la police qui n'aurait pas toujours les effectifs ni la formation pour gérer des situations de maltraitances animales, pointent les refuges. Adrien Dolimont (MR), ministre wallon du Bien-être animal, conseille aux agents de porter plainte immédiatement en cas d'agression car autoriser le port d'arme sous prétexte de gérer des situations complexes doit être objectivé.

Le SPW assure que les missions sont poursuivies et que les contrôles chez les particuliers à risque sont subordonnés en présence de la police.

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