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“Il y a une tolérance du gouvernement israélien” : un maire français agressé par des colons lors d’une visite diplomatique en Cisjordanie occupée

Bernard Baudoux, maire communiste d’Aulnoye-Aymeries, a dénoncé une "tolérance" du gouvernement de Benjamin Netanyahu après avoir été agressé par des colons israéliens le 17 mai en Cisjordanie occupée. L’élu du Nord participait à une visite diplomatique européenne à Taybeh.

Bernard Baudoux, maire communiste d’Aulnoye-Aymeries, a dénoncé une "tolérance" du gouvernement de Benjamin Netanyahu après avoir été agressé par des colons israéliens le 17 mai en Cisjordanie occupée. L’élu du Nord participait à une visite diplomatique européenne à Taybeh.

Un maire communiste français, agressé samedi par des colons israéliens en Cisjordanie occupée, a dénoncé auprès de l’AFP une "tolérance" du gouvernement de Benjamin Netanyahu envers les violences des colons.

"Je pense que si les colons agissent comme ça, il y a une tolérance du gouvernement israélien", a affirmé Bernard Baudoux, maire communiste d’Aulnoye-Aymeries, dans le nord de la France, après avoir été battu par des colons israéliens lors d’une attaque samedi contre un convoi de diplomates européens en visite à Taybeh.

"La planète entière doit savoir ce qui se passe là-bas. Parce que, bon, moi après je vais rentrer dans mon pays, tout ira bien. Ceux qui continuent à souffrir le plus, c’est ceux qui sont ici", a-t-il ajouté.

Le maire a déclaré qu’il effectuait une visite dans le village chrétien de Taybeh avec le consul général de France à Jérusalem et un prêtre de sa ville, afin de signer un accord de coopération entre les deux localités.

"C’est une violence gratuite"

Samedi, alors qu’il se trouvait avec une délégation de diplomates européens à Taybeh, deux ou trois voitures sont soudainement arrivées, et des colons israéliens en sont sortis en criant des insultes contre la France, a retracé M. Baudoux.

L’édile, qui portait son écharpe tricolore, a affirmé avoir été jeté au sol, frappé et battu avec des barres en fer. "C’est une violence gratuite dont je m’étonne", a-t-il dit. "Ils sont arrivés vraiment déchaînés."

"C’est absolument incroyable que des colons puissent se comporter comme ça", a-t-il poursuivi, s’affirmant certain que l’agression resterait "impunie" malgré l’annonce de l’ouverture d’une enquête par la police israélienne.

Après avoir réussi à se relever grâce à l’aide du prêtre, Bernard Baudoux a rapidement quitté les lieux en voiture. Il n’a pas subi de blessures graves et a pu poursuivre sa visite.