Il viole ses deux fils, âgés de neuf et onze ans, inflige des punitions et des coups et consulte tous les jours des fichiers pédopornographiques
Fin 2025, la justice carolo est avisée de l'existence d'une adresse IP diffusant des images d'abus sexuels sur des mineurs d'âge sur internet. L'adresse IP identifiée appartient à la compagne de Pascal. Une per...
Fin 2025, la justice carolo est avisée de l'existence d'une adresse IP diffusant des images d'abus sexuels sur des mineurs d'âge sur internet. L'adresse IP identifiée appartient à la compagne de Pascal. Une perquisition est menée au domicile conjugal…
Un quinquagénaire agresse sexuellement une jeune fille de 5 ans dans sa voiture, sur le parking du Colruyt d'Anderlues"Au moins papa va arrêter de me faire des trucs chelous"
L'opération policière s'avère probante. Spontanément, l'homme de 61 ans avoue aux policiers détenir 2000 photos de jeunes dénudées dans son ordinateur. Des clés USB, appartenant au suspect, sont également saisies et Pascal concède consulter des sites pédopornographiques tous les jours. Ce dernier est arrêté et sa compagne explique alors à ses trois enfants que leur papa "est à la police, car il a fait des bêtises". Et la réponse fournie par l'un des enfants, qui a neuf ans, va surprendre la maman. "Au moins papa va arrêter de me faire des trucs chelous".
Le fiston est interrogé et dévoile subir des agressions sexuelles "des milliers de fois depuis mille ans". "Il a mis ses parties intimes dans ma bouche, c'est le truc le plus dégueulasse qu'il m'a fait", ajoute le mineur d'âge, qui se réjouit même que son papa "ne soit plus là". Le grand frère, âgé de onze ans, est lui aussi questionné et répond cash : "Il m'a b****, comme il a b**** mon frère". Les deux garçons, ainsi que le dernier membre de la fratrie, rapportent également subir des violences physiques et de sévères punitions, notamment lorsqu'ils refusent les avances sexuelles de leur papa. Des punitions, sur les genoux, et des coups avec des pantoufles sont dénoncés par les trois enfants.
"C'est beau, les enfants"
Poursuivi devant la chambre à trois juges, ce mercredi matin, l'actuel détenu s'est expliqué sur les six préventions reprochées. Pour les viols sur deux de ses garçons, Pascal affirme uniquement avoir "inséré un doigt dans l'anus" de l'un de ses fils. Les faits dénoncés par son second enfant sont rejetés par le père de famille. Les coups et blessures sont contestés par le prévenu, qui admet cependant avoir infligé des punitions à ses trois enfants et avoir lancé ses pantoufles vers eux.
Waremme : il aurait fait vivre ses enfants dans la terreur et aurait abusé de certains, mais aussi de leurs petites amies et de la fille d'un amiConcernant la détention, l'accès et la diffusion des images d'abus sexuels, Pascal ne nie pas l'évidence, admettant une attirance pour ce type de fichiers, puisque "les enfants, c'est beau", dit-il. Compte tenu du risque de récidive élevé et de l'antécédent spécifique du détenu, interné en 1984 pour des faits de mœurs sur sa nièce, le parquet souhaite qu'une lourde peine de treize ans de prison soit prononcée. Avec une mise à disposition du tribunal d'application des peines (TAP) de cinq ans.
Du côté de la défense, un acquittement est plaidé pour les agressions sexuelles contestées envers l'une des victimes. Un sursis probatoire est demandé pour les autres préventions établies. Jugement dans deux semaines.
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.