“Il va falloir des actions fortes”: face aux incendies, Marine Tondelier réclame une réunion de crise des forces politiques
La patronne des Écologistes a demandé "une réunion de crise organisée par Matignon ou par l'Élysée, avec les chefs de partis et les chefs de groupes parlementaires" afin de faire "un point sur la situation" et pour "sortir avec des propositions" face à "la gravité de la situation" des incendies en...
La patronne des Écologistes a demandé "une réunion de crise organisée par Matignon ou par l'Élysée, avec les chefs de partis et les chefs de groupes parlementaires" afin de faire "un point sur la situation" et pour "sortir avec des propositions" face à "la gravité de la situation" des incendies en France.
Marine Tondelier, la patronne des Écologistes, a exhorté ce lundi 27 juillet le gouvernement à réunir en urgence les responsables des différentes forces politiques pour faire face à "la gravité de la situation" des incendies dans ce qu'elle qualifie d'"été de bascule" face au dérèglement climatique.
"On vit un été de bascule, un été inédit alors qu'on aborde une quatrième vague de chaleur", a déclaré Marine Tondelier lors d'une conférence de presse organisée au siège du parti, où elle s'exprimait après avoir écourté son tour de France de campagne présidentielle en raison des incendies.
"À la fin de cette crise-là, tout le monde (ne pourra) reprendre sa vie comme prévu, il va falloir des actions fortes", a-t-elle lancé.
La dirigeante a demandé "une réunion de crise organisée par Matignon ou par l'Élysée, avec les chefs de partis et les chefs de groupes parlementaires" afin de faire "un point sur la situation" et pour "sortir avec des propositions" concrètes, notamment davantage de moyens pour la sécurité civile.
Une "impréparation" de l'État
"Il y a une responsabilité lourde de l'État dans l'impréparation et dans ce qui se passe aujourd'hui", a par ailleurs dénoncé Marine Tondelier, alors que le gouvernement est sous le feu des critiques des oppositions qui l'accusent d'un manque de moyens disponibles pour lutter contre les feux.

Son parti réclame, en outre, l'inscription en urgence, dès la rentrée, d'une loi visant à soutenir les pompiers, celle qui "aurait dû suivre le Beauvau de la sécurité civile", conclu à l'été 2025.
Présente à ses côtés en visioconférence, la députée écologiste Sandra Regol, qui a déposé mi-juillet une proposition de loi pour moderniser le modèle de la sécurité civile, a reconnu que le gouvernement avait renforcé les moyens alloués au secteur ces dernières années.
Elle a toutefois souligné que ces efforts restaient insuffisants pour faire face à l'augmentation de l'activité des sapeurs-pompiers, confrontés non seulement à une multiplication des incendies, mais aussi à une hausse des interventions de secours aux personnes, sous l'effet notamment du vieillissement de la population et des déserts médicaux.