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« Il se passe tellement de choses que le public ne peut pas tout voir. » Ce Varois a vécu le Tour de France au milieu du peloton

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Vincent Didelot, speaker sur de nombreuses courses cyclistes professionnelles et amateurs, a vécu le 113e Tour de France de l’intérieur.


A.REY

Alexandre Reynaud

Créé le 26 juillet 2026 • 18:10

Mis à jour le 26 juillet 2026 • 18:10


Le speaker Vincent Didelot a passé le Tour de France dans la voiture Vélo Magazine.
Le speaker Vincent Didelot a passé le Tour de France dans la voiture Vélo Magazine.
Photo Alexandre Reynaud / Nice-Matin

« Gruppetto ! Attention, le gruppetto arrive… » Une voix reconnaissable parmi les cris de la foule. Nous l’avons identifiée lors de la montée vers Saint-Léger-les-Mélèzes, jeudi. Sur le siège passager de la voiture aux couleurs de Vélo Magazine, Vincent Didelot communique une ribambelle d’informations aux spectateurs massés au bord des routes. Croisé le vendredi au départ de Gap, le Varois qui est à la tête du Vélo sport hyérois (VSH) nous raconte les coulisses du peloton.

Comment décrivez-vous votre rôle au sein du Tour de France ?

Je suis dans la voiture « info public arrière ». Il n’y a que sur le Tour où l’on retrouve cette voiture, qui est traditionnellement à l’avant. On se positionne entre le peloton et le gruppetto pour avoir une vue globale et donner des infos précises au public. On communique des éléments sur l’arrière de la course et quelques messages de sécurité.

Quels ont été vos moments forts sur cette édition ?

On voit des situations que le public ne voit pas, notamment à la télé. Surtout des incidents mécaniques. Lors de la 18e étape, Paul Seixas a changé de vélo après le départ fictif. Il y a aussi des moments surprenants comme avec Milan Fretin (Cofidis). Il n’avait plus de voiture. Il a dû prendre un des vélos de la voiture pré-balai pour intégrer le gruppetto. Ce ne sont pas toujours les situations les plus glorieuses comme l’abandon de Tim Merlier, tout seul. On réalisait des pointages avec mon pilote. Il a abandonné dans la pampa. Il se passe tellement de choses que le public ne peut pas tout voir.

Quels coureurs avez-vous côtoyés régulièrement ?

Sur le début du Tour, des coureurs venaient nous réclamer des bouteilles d’eau pour se rafraîchir et s’asperger. À l’arrière, on retrouve souvent les sprinteurs sur les étapes difficiles. Malgré la difficulté de l’effort et du parcours, ils restent très sympathiques. On a vu régulièrement Julian Alaphilippe. Il garde son sourire et sa bonne humeur. Il est toujours très populaire. Paul Seixas monte en flèche en termes de popularité. On voit beaucoup de pancartes à son nom.



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