Il peut voler pendant des mois à 20 km d’altitude et ne pèse que 4 kg: le drone solaire français Heliblade a effectué son premier vol (l’armée a plein d’idées pour l’utiliser)
Le drone solaire français Heliblade a effectué son premier vol et doit, d'ici à 2030, assurer pendant plusieurs mois des missions de surveillance militaire et civile à plus de 20 kilomètres d'altitude.
Il peut voler pendant des mois à 20 km d'altitude et ne pèse que 4 kg: le drone solaire français Heliblade a effectué son premier vol (l'armée a plein d'idées pour l'utiliser)
Publié aujourd'hui à 18h49
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Le drone Heliblade, un engin doté deux ailes tournantes conçu pour voler pendant plusieurs mois, a effectué vendredi son premier vol, a annoncé le ministère des Armées, qui compte l'utiliser "à l'horizon 2030" pour la surveillance depuis la très haute altitude. - X721
Le drone solaire français Heliblade a effectué son premier vol et doit, d'ici à 2030, assurer pendant plusieurs mois des missions de surveillance militaire et civile à plus de 20 kilomètres d'altitude.
Le drone Heliblade, un engin doté deux ailes tournantes et conçu pour voler pendant plusieurs mois, a effectué vendredi son premier vol, a annoncé le ministère des Armées, qui compte l'utiliser "à l'horizon 2030" pour la surveillance depuis la très haute altitude.
Développé par la société x721, l'Heliblade est un démonstrateur technologique composé de deux ailes d'une envergure totale de 18 mètres, le tout faisant moins de quatre kilogrammes, selon l'entreprise dirigée par le Français Pierre-Eric Lys.
Il repose "sur une architecture à ailes rotatives ultralégères, dont la stabilité et la rigidité structurelle sont assurées par l'exploitation des forces centrifuges", selon x721.
Pour son vol inaugural, effectué en Nouvelle-Aquitaine (sud-ouest) et destiné à "tester le concept, la stabilité et la manœuvrabilité de ce drone", l'engin s'est élevé à 15 mètres puis 25 mètres d'altitude.
À terme, "grâce à l'énergie solaire, ce drone sera susceptible d'évoluer pendant plusieurs mois au-delà de 20 km d'altitude, les conditions météorologiques et d'ensoleillement y étant adaptées pour des vols de très longue durée", explique le ministère dans un communiqué.
Il pourra alors emporter une charge utile de dix kilos pour des missions de défense ou civiles.
Espace de conflictualité
Le ministère des Armées veut en faire une plateforme de surveillance permanente, capable d'assurer des missions d'observation, de renseignement et d'écoute électronique, tout en détectant d'éventuels mouvements de troupes ou de missiles.
Au-delà des usages militaires, ce drone pourrait également être mobilisé pour des missions civiles. Il serait notamment capable de repérer rapidement les départs de feux de forêt, de surveiller de vastes territoires ou encore de rétablir les communications au-dessus de zones sinistrées en servant de relais télécom. Son ambition est de remplir une partie des missions aujourd'hui assurées par les satellites, mais à un coût bien inférieur et avec davantage de flexibilité.
Soutenu par l'Agence de l'innovation de défense (AID), le projet s'inscrit "dans la déclinaison de la stratégie des Armées pour la très haute altitude", selon le ministère.
La très haute altitude, espace compris entre 20 et 100 kilomètres d'altitude, devient un espace de conflictualité, symbolisé par l'affaire du "ballon chinois", abattu par un chasseur américain en février 2023 après avoir survolé le Canada et les États-Unis.
Le ministre des Armées a dévoilé en 2025 une stratégie visant à y développer des moyens pour surveiller cet espace, où transitent des missiles à très grande vitesse ou des ballons très lents, et y agir, notamment à l'aide de drones solaires, de ballons stratosphériques ou de ballons dirigeables.