Il nie avoir vendu de la cocaïne à Huy et voudrait retourner en Allemagne, où il a fait une demande d’asile
Condamné par défaut à 12 mois de prison en décembre dernier, un homme de 36 ans a fait opposition de ce jugement et comparaissait ce jeudi 10 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Huy.Ce qu'on lui ...
Condamné par défaut à 12 mois de prison en décembre dernier, un homme de 36 ans a fait opposition de ce jugement et comparaissait ce jeudi 10 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Huy.
Ce qu'on lui reprochait ? D'avoir détenu et vendu de la cocaïne à Huy, entre le 1er janvier 2023 et le 25 juin 2024. L'homme est aussi poursuivi pour s'être trouvé en séjour illégal sur le territoire belge pendant toute cette période.
Il était hébergé à Statte
Devant la juge ce jeudi, le prévenu explique qu'il a effectivement vécu quelque temps à Huy à l'époque et qu'il était alors hébergé, contre une petite rétribution, dans un appartement de la rue de Statte. Il explique aussi qu'il avait "plus ou moins bien compris" qu'on vendait de la drogue là. Mais, s'il admet être consommateur de cocaïne, il nie en avoir vendu.
"Certaines des personnes interrogées vous reconnaissent pourtant comme vendeur", lui lance la juge.
"Non", affirme le prévenu.
"Peu d'éléments l'accablent", assure son avocat
L'avocat du prévenu, Me Constant, avance quant à lui d'autres témoignages de consommateurs hutois bien connus qui, eux, disent de son client qu'il n'était pas dealer. "Il y a aussi son GSM, dont l'analyse est négative : en fait, peu d'éléments l'accablent. Et la période infractionnelle visée est bien trop longue par rapport à la réalité puisqu'il n'était même pas encore en Belgique au début…"
L'avocat a ainsi demandé que la peine de son client soit assortie d'un sursis pour lui permettre "de retourner en Allemagne, où il a fait une demande d'asile, et de reprendre sa vie".
Pour la substitut du procureur du roi, les faits sont avérés, appuyés "par des observations policières dans les jours qui ont précédé la perquisition" qui a permis de découvrir dans l'appartement pas mal de stupéfiants ainsi qu'une somme de plus de 2000 €. Elle note néanmoins qu'on n'a plus entendu parler de lui depuis sa condamnation. C'est pourquoi elle ne s'opposerait pas à un sursis simple sur la peine de 12 mois prononcée en décembre 2025.
Jugement le 24 septembre.
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